Seulement 70 % des effectifs gardés et 27 des 40 magasins de la marque qui resteront ouverts. Le tribunal des affaires économiques de Marseille a validé ce lundi 13 avril 2026 le plan de reprise de l’entreprise phocéenne de doudounes Jott, en redressement judiciaire, par un fonds d’investissement.

Amoniss, propriétaire d’autres marques de prêt-à-porter, dont Chevignon, Lee Cooper et Pimkie, va en prendre les rênes.

254 employés en 2025

Connue pour ses doudounes colorées, la marque Jott (Just over the top), fondée en 2010, a son siège à Marseille et des boutiques essentiellement en France mais aussi en Europe. L’entreprise, qui propose aussi une gamme de vêtements, employait 254 personnes en France en 2025 pour un chiffre d’affaires de 70 millions d’euros.

Mas la marque n’a pas été épargnée par la grave crise qui a entraîné ces dernières années la disparition de plusieurs enseignes du prêt-à-porter français, plombé notamment par la concurrence de la seconde main et de la mode ultra-éphémère venue d’Asie.

Une offre portée par des salariés écartée

Le tribunal a sélectionné « un projet porté par une équipe dirigeante expérimentée sur le marché français de la mode, disposant déjà de ses propres circuits d’approvisionnement et reconnue pour son expertise en retournement d’entreprises », souligne Jott dans un communiqué transmis ce lundi. L’offre de reprise – soit 3,5 millions d’euros – était également la plus élevée, d’après une source proche du dossier.

Deux autres offres étaient à l’étude devant le tribunal, dont une proposée par des salariés et parrainée par un des fondateurs de la marque, baptisée Projet Mars.

Cette offre, qui fixait le prix de cession à 900.000 euros, envisageait de ne conserver que 34% des effectifs et 15 boutiques, selon la source proche du dossier.

Un « capital immatériel précieux »

« La bonne nouvelle c’est que Jott a un repreneur, Jott va continuer à exister », a réagi auprès de l’AFP Jocelyn Meire, président de Mode in Sud, syndicat régional des professionnels de la mode et de l’habillement.

Jott n’est pas une marque comme les autres. C’est une réussite née à Marseille, avec un ADN fort, une histoire entrepreneuriale singulière et une place à part dans l’écosystème local. Ce capital immatériel est précieux – et il engage.

Jocelyn Meire
Président de Mode in Sud

La filiale qui gère les boutiques Jott des Pays-Bas et de la Belgique fait également l’objet d’une procédure d’aveu de faillite (liquidation) à Bruxelles.

Avec AFP

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Jott : La Doudoune qui S’étiole sous le Poids des Promesses Non Tenues

70 % des effectifs réduits et 27 des 40 magasins fermés : le plan de reprise de Jott, validé par le tribunal, laisse un goût amer de promesses non tenues.

Le tribunal des affaires économiques de Marseille a validé, ce lundi 13 avril 2026, le plan de reprise de l’entreprise phocéenne de doudounes Jott, en redressement judiciaire, par un fonds d’investissement. Une belle victoire pour les investisseurs, mais une défaite pour les employés et les clients qui espéraient un avenir radieux pour cette marque emblématique. En effet, seulement 70 % des effectifs seront gardés, et 27 des 40 magasins resteront ouverts. Une belle manière de dire que l’avenir est radieux… pour quelques-uns.

Ce qui se passe réellement

Connue pour ses doudounes colorées, Jott (Just over the top), fondée en 2010, a son siège à Marseille et des boutiques principalement en France et en Europe. En 2025, l’entreprise employait 254 personnes pour un chiffre d’affaires de 70 millions d’euros. Mais la marque n’a pas été épargnée par la crise qui a vu disparaître plusieurs enseignes du prêt-à-porter français, étouffée par la concurrence de la seconde main et de la mode ultra-éphémère venue d’Asie.

Le tribunal a choisi un projet porté par une équipe dirigeante expérimentée, mais a écarté une offre portée par des salariés, baptisée Projet Mars, qui aurait permis de conserver 34 % des effectifs. Un choix qui rappelle les décisions des gouvernements qui privilégient les intérêts financiers au détriment des travailleurs.

Pourquoi cela dérange

Il est difficile de ne pas voir l’ironie dans le fait que le tribunal ait choisi l’offre la plus élevée, à 3,5 millions d’euros, tout en laissant de côté une proposition qui aurait permis de maintenir une plus grande partie de l’emploi. Cela soulève des questions sur les priorités : l’argent avant l’humain ? La rentabilité avant la solidarité ?

Ce que cela implique concrètement

La fermeture de 13 magasins et la réduction des effectifs ne sont pas seulement des chiffres. Ce sont des vies impactées, des familles qui devront faire face à l’incertitude. Cela illustre bien la fragilité du secteur du prêt-à-porter, où l’ultra-concurrence et les choix financiers dominent.

Lecture satirique

Alors que les dirigeants de Jott se félicitent de la continuité de l’entreprise, il est difficile de ne pas sourire face à cette « réussite ». Jott n’est pas une marque comme les autres, dit-on. Mais que reste-t-il d’une marque qui abandonne ses employés comme on jette une vieille doudoune usée ? La promesse de l’ADN fort et de l’histoire entrepreneuriale singulière semble s’effacer face à la réalité cruelle des chiffres.

Effet miroir international

Ce choix rappelle les dérives autoritaires de certains pays où les intérêts économiques priment sur le bien-être des citoyens. Comme aux États-Unis ou en Russie, où les décisions sont souvent prises au détriment des plus vulnérables. Jott, une petite marque marseillaise, n’est finalement qu’un microcosme de ces dérives.

À quoi s’attendre

Avec la fermeture de plusieurs magasins et la réduction des effectifs, il est à craindre que Jott ne devienne qu’un souvenir pour les Marseillais. Les tendances actuelles du marché, dominées par la seconde main et la mode éphémère, ne laissent guère d’espoir pour un retour à la normale.

Sources

Source : actu.fr

Menacée de disparition, cette grande marque de Marseille rachetée : des magasins vont fermer
Visuel — Source : actu.fr
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