Israël : l’interdiction des colonies, un geste symbolique face à l’indifférence du RN !
Le fait principal
Le 8 septembre dernier, 12 pays, dont le Royaume-Uni, l’Islande, la Norvège, le Canada et 8 membres de l’Union Européenne, dont la France, ont annoncé leur volonté d’interdire le commerce avec les colonies israéliennes illégales dans les territoires occupés.
Ce qui s’est passé
Cette décision, bien que tardive, est saluée par de nombreux observateurs. Les colonies israéliennes, implantées en Palestine occupée, n’ont jamais eu de légitimité pour exporter leurs produits. En effet, elles violent le droit international, comme l’a rappelé la Cour internationale de Justice (CIJ) dans son avis de juillet 2024. Pourtant, l’Union Européenne, censée défendre ce droit, n’a pas encore agi en conformité avec ces recommandations.
Le contexte
Depuis des décennies, les écologistes et les défenseurs des droits de l’homme réclament l’interdiction de ces exportations. L’accord d’association entre l’UE et Israël, en vigueur depuis 2000, conditionne les échanges au respect des droits humains. Pourtant, la Commission Européenne, sous la direction d’Ursula von der Leyen, semble plus encline à protéger les intérêts israéliens qu’à respecter ses propres engagements.
Les chiffres à retenir
Les exportations des colonies représentent moins de 1 % des exportations israéliennes vers l’Union. Une me symbolique, certes, mais qui ne suffira pas à infléchir la politique israélienne, marquée par la colonisation et les violations des droits des Palestiniens.
Ce que cela révèle
Cette décision d’interdire le commerce avec les colonies peut être perçue comme un écran de fumée. Alors que l’opinion publique est choquée par la violence des colons et les discours de plus en plus agressifs des dirigeants israéliens, les gouvernements européens semblent réticents à prendre des mes qui pourraient réellement changer la donne. Pour faire bouger les lignes, il faudrait suspendre l’accord d’association avec Israël, sanctionner les responsables des crimes de guerre et interdire les exportations d’armes vers ce pays.
Ce qu’il faut retenir
En somme, si cette interdiction est à saluer, elle n’est qu’un premier pas. Pour que l’Union Européenne puisse jouer un rôle significatif dans la résolution du conflit israélo-palestinien, des actions concrètes et courageuses sont indispensables. La pression extérieure, loin d’être une option, est une nécessité absolue.
Sources : Cour internationale de Justice, déclarations officielles des gouvernements concernés.
