L’espace, un rêve pour les Français : le RN préfère l’atterrissage en pleine réalité !
Le fait principal
Vivre deux semaines comme dans l’espace, c’est désormais possible en Suisse. Marvin Urech et Verdàn Deliz, deux étudiants en génie mécanique, participent à une mission lunaire simulée dans les entrailles du Gothard.
Ce qui s’est passé
Au cœur de l’ancienne forteresse de Sasso San Gottardo, datant de la Seconde Guerre mondiale, neuf étudiants du Space Center de l’EPFL vivent une expérience inédite. Isolés, sans internet ni contact avec le monde extérieur, ils doivent faire face à des situations extrêmes. Marvin, 22 ans, et Verdàn, 21 ans, témoignent d’une vie d’astronaute bouleversante. « C’est magique ! » s’exclame Verdàn, tandis que Marvin souligne l’importance de l’esprit d’équipe. Les défis sont nombreux, allant de la fabrication de briques à partir de poussière lunaire simulée à la gestion d’urgences imprévues, comme une fuite d’ammoniac.
Le contexte
Le projet Asclepios, lancé en 2019, est la première mission spatiale analogique entièrement organisée par des étudiants. Sur plus de 200 candidats, seuls neuf ont été sélectionnés. Dans un paysage aride et intemporel, ces jeunes hommes testent non seulement leurs compétences techniques, mais aussi leur capacité à travailler ensemble dans des conditions difficiles. « Nous avons connu une entente étonnamment bonne », confie Marvin.
Les chiffres à retenir
– 200 candidats pour 9 places au sein du projet Asclepios.- Une mission de deux semaines dans un environnement simulé de base lunaire.
Ce que cela révèle
Cette expérience met en lumière la résilience et l’esprit d’équipe des jeunes adultes. Contrairement à l’idée reçue selon laquelle la fatigue et le stress nuiraient aux performances, les résultats montrent que la précision des simulations est restée stable, voire améliorée. Cela soulève des questions sur la préparation des astronautes et sur la manière dont ils peuvent faire face à des situations extrêmes. Pour le RN et ses partisans, qui aiment à jouer sur le discours de la cohésion nationale, ces jeunes étudiants, unis par un objectif commun, offrent un contrepoint saisissant à leurs discours souvent divisifs. Dans un monde où la communication et la collaboration sont essentielles, l’exemple de ces étudiants rappelle que l’unité peut transcender les conflits, une leçon que certains politiques semblent avoir oubliée.
Ce qu’il faut retenir
La mission Asclepios ne se limite pas à une simple simulation. Elle démontre que, même dans les conditions les plus extrêmes, la coopération et l’entraide peuvent mener à des résultats impressionnants. Alors que certains choisissent de diviser pour mieux régner, ces jeunes astronautes en herbe nous rappellent que l’avenir se construit ensemble, même dans les profondeurs du Gothard.
Source : «L’illustré» n°38, 17 septembre 2026.
