« Tout le monde aurait à y gagner » : investir dans le vélo est aussi bon pour la Sécu

Investir dans le vélo : un enjeu de santé publique et économique

Marcher et faire du vélo sont reconnus comme bénéfiques pour la santé. Le dernier rapport de la Fédération française des usagères et usagers de la bicyclette (FUB) souligne cette réalité en rassemblant des études sanitaires et économiques.

Le rapport indique que la sédentarité a un coût élevé pour la société, estimé à environ 17 milliards d’euros par an. Sur une période de trente ans, les capacités cardiovasculaires des enfants et adolescents ont chuté d’environ 25%. De plus, l’inactivité physique est la quatrième cause de mortalité prématurée au niveau mondial.

Face à cette problématique, des solutions existent. En effet, un kilomètre parcouru à vélo permettrait d’économiser un euro pour la société. De plus, pédaler pendant cent minutes chaque semaine pourrait réduire la mortalité de 10%. Une augmentation de la part modale de la marche dans les déplacements, actuellement à 23%, pourrait générer jusqu’à 57 milliards d’euros de bénéfices.

Cependant, les efforts individuels restent insuffisants sans un soutien fort des politiques publiques. Le rapport critique l’absence d’initiatives concrètes, dénonçant des « injonctions contradictoires » qui encouragent les familles à adopter des comportements plus actifs sans garantir un environnement adapté.

Le plan vélo et marche, lancé en 2023 avec un budget initial de 250 millions d’euros par an, visait à encourager les mobilités actives. Pourtant, en 2025, moins d’un cinquième des financements promis ont effectivement été investis, selon la FUB.

Le rapport souligne également que les élus locaux ne perçoivent pas directement les bénéfices économiques des investissements dans les infrastructures cyclables, ces économies étant davantage réalisées par les services de santé. De plus, les travaux nécessaires à ces aménagements peuvent engendrer des désagréments pour les habitants, limitant ainsi l’adhésion des élus à ces projets.

Pour remédier à cette situation, plusieurs recommandations ont été formulées, telles que la relance d’un plan vélo et marche ambitieux, visant à sécuriser les abords des écoles et établissements de santé, tout en développant les réseaux cyclables et piétons.

La FUB appelle également à une campagne nationale de prévention, intitulée « Bouger, respirer, pédaler », et à une meilleure intégration des mobilités actives dans le système de soins.

Le rapport souligne que tout le monde pourrait bénéficier de ces initiatives, y compris les populations rurales souvent perçues comme éloignées de ces enjeux.

Source : Fédération française des usagères et usagers de la bicyclette (FUB)

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