
C’est aberrant : près du Neubourg, un producteur en colère après l’interdiction des produits alimentaires au CBD
Depuis le 15 mai 2026, les produits alimentaires à base de CBD sont désormais interdits à la vente en France. Cette décision suscite la colère des producteurs, notamment Jérôme Lecoq, installé près du Neubourg, dans l’Eure. En 2024, il a lancé avec sa femme une production de CBD 100 % normand, incluant des produits comme des tisanes et des huiles. Ces articles permettaient aux consommateurs de bénéficier des effets du CBD, comme l’a souligné Jérôme Lecoq, qui évoque le témoignage d’une cliente ayant vu ses douleurs aux mains disparaître grâce à sa tisane.
Cette interdiction résulte de l’application stricte de la réglementation européenne sur les « Novel Foods ». Selon cette législation, tout produit dont la consommation était marginale en Europe avant 1997 doit obtenir une autorisation de mise sur le marché après une évaluation scientifique de sa sécurité. En février 2026, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a indiqué que les données sur le CBD comportaient encore trop d’incertitudes pour valider ces produits, en fixant une dose de sécurité provisoire très basse.
Aucun dossier n’ayant obtenu d’autorisation définitive, la Direction générale de l’alimentation (DGAL) met fin à la tolérance administrative précédemment en vigueur. Désormais, tous les produits destinés à être ingérés, y compris les huiles sublinguales et les tisanes enrichies en CBD, doivent être retirés des rayons. Cette mesure, bien que ciblant uniquement les produits alimentaires, va à l’encontre des attentes des consommateurs habitués à ces produits.
Pour Jérôme Lecoq, cette décision est d’autant plus préoccupante qu’elle pourrait affecter environ 40 % du chiffre d’affaires de son exploitation. Il souligne que cette interdiction touche des produits naturels, jugés plus sains, alors que d’autres produits moins sûrs restent sur le marché. Selon lui, la filière est déjà fragile et cette nouvelle contrainte pourrait avoir des conséquences désastreuses.
Source : Actu.fr




