Hôpitaux bombardés, ambulances attaquées, personnel de santé tué… L’OMS, la Croix Rouge et MSF dénoncent les « paroles creuses » de la communauté internationale

Hôpitaux bombardés et personnel de santé attaqué : l’OMS, la Croix-Rouge et MSF dénoncent l’inaction de la communauté internationale

Rien qu’en 2025, plus de 1 300 attaques contre des structures médicales ont été recensées à travers le monde, entraînant la mort de 1 981 personnes. Face à cette situation alarmante, l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et Médecins sans frontières (MSF) ont dénoncé, le 3 mai, ce qu’ils qualifient de « l’échec » de la communauté internationale.

Les attaques visant les infrastructures médicales se multiplient : des hôpitaux ont été bombardés à Gaza, en Syrie, au Yémen, et en Ukraine. Un hôpital au Myanmar a également été ciblé par des drones, et des ambulances clairement identifiées ont été attaquées au Cameroun, en Haïti et au Liban. Malgré ces violations évidentes, les dirigeants mondiaux continuent de prononcer des « paroles creuses ».

Il y a dix ans, le Conseil de sécurité des Nations unies adoptait à l’unanimité la résolution 2286, condamnant les attaques à l’encontre des blessés, des malades et du personnel médical. Cependant, l’OMS, MSF et le CICR soulignent que la situation est aujourd’hui encore plus préoccupante. En 2025, les équipes de MSF au Soudan ont réalisé près de 850 000 consultations externes et admis près de 95 600 patients à l’hôpital. À Gaza, l’ONG a effectué 913 000 consultations et pris en charge 54 000 patients. En Ukraine, 10 700 patients ont été référés, dont 60 % souffraient de blessures liées à la guerre.

Les trois organisations estiment que la responsabilité de cette violence incombe non pas à un échec du droit, mais à un manque de volonté politique. Elles lancent ainsi un appel urgent à l’action, demandant aux gouvernements d’agir pour mettre fin à cette violence et d’assurer la protection des infrastructures de santé.

Les acteurs étatiques sont responsables d’environ 85 % des incidents affectant les services de santé, selon Michael Keeffe, conseiller CICR en matière de protection des services de santé. Ces derniers ont donc les moyens d’éviter de nouvelles pertes humaines.

Source : Humanité.

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