
Hoody : Un Voyage Surréaliste dans un Futur Dystopique
Le film d’animation Hoody, réalisé par Paul Raillard, présente un monde surréaliste qui se déploie indépendamment de son récit. L’œuvre s’inscrit dans un futur dystopique, dépeignant un bidonville vertical peuplé de lézards mutants, de sectes étranges et de savants fous. Cette création fait suite à son premier film, Symbiose, qui brouillait la frontière entre décors et personnages, se déroulant presque entièrement dans le corps du protagoniste.
Raillard évoque son fascination pour le milieu urbain, qui le captive et l’angoisse simultanément. Ce rapport complexe à la ville est au cœur de Hoody, où le style graphique naïf, humoristique et coloré contraste avec la violence et le ton pessimiste de l’histoire. La palette de couleurs, allant du rose au violet, confère à la ville une atmosphère onirique, marquée par des tons chauds et froids.
Le personnage principal, Hoody, est une jeune fille vivant recluse dans un abri de fortune. Terrifiée par le monde extérieur, elle s’enferme dans un cocon douillet, entourée de livres, bandes dessinées, films et jeux vidéo. La perte brutale de son refuge l’oblige à affronter les dangers de la ville, un événement qui, bien que tragique, représente une opportunité de croissance et de confiance en elle.
Ce parcours symbolise le processus de guérison de la dépression, illustré par sa traversée dans la ville : une chute dans les profondeurs, suivie d’une renaissance.
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Source : Paul Raillard.






