Lille : Alcool, stups et protoxyde d’azote… Un jeune de 22 ans encourt vingt ans de prison pour un homicide routier

Lille : Un jeune de 22 ans encourt 20 ans de prison pour homicide routier

L’affaire, jugée ce mardi devant le tribunal correctionnel de Lille, met en lumière un phénomène de société préoccupant. Le 18 mars, près de Lille, une jeune femme de 20 ans, passagère d’un véhicule, a perdu la vie après que le conducteur, sous l’emprise de stupéfiants, d’alcool et de protoxyde d’azote, a percuté un poids lourd.

En pleine nuit, leur Citroën C4 Picasso s’est encastrée à l’arrière d’un camion sur le périphérique de Lille. Le conducteur, âgé de 22 ans, a survécu avec des blessures légères, tandis que la passagère est décédée sur le coup. L’enquête pour homicide routier a révélé que le jeune homme avait consommé de l’alcool et des stupéfiants avant de prendre le volant. Il a également reconnu avoir consommé du protoxyde d’azote, des bombonnes ayant été retrouvées à l’intérieur du véhicule.

En récidive, il encourt 20 ans de prison

Le prévenu, en détention provisoire depuis les faits, comparaît pour homicide routier avec deux circonstances aggravantes : l’alcool et les stupéfiants. En raison de sa récidive, il risque une peine maximale de 20 ans de réclusion. Selon Me Hélène Vatinel, avocate de la famille de la victime, le protoxyde d’azote n’est concerné que dans une seconde infraction, celle de violation d’un arrêté préfectoral interdisant la consommation de cette substance.

Cette infraction est punie par une contravention de 2e classe, soit une amende de 150 euros. L’avocate souligne que ce procès ne doit pas être l’occasion d’un débat sur les effets du protoxyde d’azote sur les jeunes, mais plutôt sur la question de la conduite après consommation.

Une potentielle requalification des faits

Me Antoine Regley, avocat spécialisé en droit routier, espère que la question du protoxyde d’azote sera prise en compte de manière significative dans la décision. Bien que cela soit un élément secondaire, il estime que cela pourrait influencer le jugement. Le prévenu a reconnu avoir consommé du proto, et le tribunal pourrait requalifier les faits en tenant compte de cette substance.

L’avocate de la victime reste prudente quant à la peine, notant que le prévenu est en état de récidive, ce qui démontre un manque de prise en compte des avertissements judiciaires, suscitant la colère de la famille.

Source : 20 Minutes

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