
Hépatite : Malgré des progrès réels, l’éliminer d’ici 2030 est loin d’être gagné
Le nombre annuel de nouvelles infections par l’hépatite B a diminué de 32 % et les décès liés à l’hépatite C ont baissé de 12 % à l’échelle mondiale. La prévalence de l’hépatite B chez les enfants de moins de cinq ans a également chuté à 0,6 %, avec 85 pays ayant atteint ou dépassé l’objectif de 0,1 % fixé pour 2030. Ces résultats, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), témoignent d’une action mondiale et nationale coordonnée depuis l’adoption des objectifs d’élimination de l’hépatite virale en 2016.
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1,34 million de morts en 2024
Malgré ces avancées, le rapport de l’OMS souligne un rythme de progression insuffisant, incitant à intensifier les efforts de prévention, de dépistage et de traitement. En 2024, les hépatites virales B et C ont causé 1,34 million de décès, représentant 95 % des morts liées à l’hépatite dans le monde. De nombreux patients restent non diagnostiqués et non traités en raison de la stigmatisation et de l’accès inégal aux soins.
Lacunes dans la riposte
Dix pays, dont le Bangladesh, la Chine et l’Inde, ont concentré près de 70 % des décès liés à l’hépatite B. Parallèlement, plus de 4.900 nouvelles infections sont enregistrées chaque jour, totalisant 1,8 million par an. En 2024, 287 millions de personnes vivaient avec une infection chronique par l’hépatite B ou C.
Des solutions éprouvées
Des pays comme l’Égypte et le Royaume-Uni montrent que l’élimination de l’hépatite est réalisable grâce à des investissements soutenus. L’OMS met en avant des outils efficaces tels que le vaccin contre l’hépatite B, qui protège plus de 95 % des personnes vaccinées, et des traitements antiviraux qui peuvent guérir plus de 95 % des infections par l’hépatite C en 8 à 12 semaines.
Afrique, Pacifique et Méditerranée orientale
L’OMS appelle à intensifier le traitement des infections chroniques, notamment en Afrique et dans le Pacifique occidental, et à élargir l’accès aux traitements en Méditerranée orientale. Elle insiste également sur la nécessité d’un engagement politique accru et d’une meilleure couverture vaccinale pour prévenir la transmission mère-enfant.
Source : OMS






