D’Albi à la Nasa : Emma Vellard poursuit son rêve
À 25 ans, Emma Vellard s’apprête à rejoindre, en mai prochain, le Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la Nasa, à Pasadena en Californie. Ce stage de six mois viendra compléter son Mastère Spécialisé en Space Systems Engineering (TAS Astro) à l’Isae-Supaero de Toulouse. « Je ne me rends pas vraiment compte », confie la jeune femme. « J’ai une chance inouïe de travailler au sein de la Nasa. Je ne suis pas effrayée mais impatiente, car cela n’arrivera peut-être qu’une fois dans une vie. »
Originaire d’Albi, Emma Vellard a cultivé sa passion pour les sciences dès son enfance. Après avoir obtenu son baccalauréat scientifique, elle a tenté d’intégrer l’Isae-Supaero. Elle a d’abord suivi une prépa à Clermont-Ferrand, mais a décidé de la quitter après un an. « Mes résultats n’étaient pas suffisants pour avoir ma place à l’Isae via les concours des Mines. Je savais qu’il y avait des places sur dossier via l’université », explique-t-elle. Elle a ensuite poursuivi une licence en physique fondamentale, un Master 1 en astrophysique et un Master 2 en planétologie avant de rejoindre l’école toulousaine en septembre dernier.
En se fixant des objectifs élevés, Emma Vellard a réussi à ouvrir les portes de l’Isae-Supaero et à décrocher un stage au JPL. Elle aspire à travailler sur des missions spatiales, notamment celles visant la Lune et Mars. « Je m’intéresse aussi aux origines du système solaire, d’où mon travail sur les missions Europa Clipper et Juice autour des lunes glacées de Jupiter », ajoute-t-elle. Pour concrétiser son rêve américain, elle doit répondre aux exigences de l’administration locale, qui impose de prouver qu’elle dispose de 2400 dollars par mois pour la durée de son séjour. Elle a donc lancé une cagnotte en ligne pour financer son stage.
À travers ses diverses expériences à l’Esa, au Japon ou à la Nasa, Emma Vellard souhaite associer sciences et ingénierie. Elle ne néglige pas l’idée de voir l’espace de plus près un jour. « Avoir une femme française comme Sophie Adenot qui vit cette aventure, ça met des étoiles dans les yeux. Je suis de près son entraînement. Ce qu’elle partage est très enrichissant et inspirant pour les jeunes filles », conclut-elle.
Source : ToulÉco, Rémy Gabalda.




