Guerre au Moyen-Orient : ce qu’il faut retenir de ce dimanche

Guerre au Moyen-Orient : Ce qu’il faut retenir de ce dimanche

Menaces iraniennes, attaques de drones dans le Golfe, navires visés et inquiétudes sur la sécurité maritime : plusieurs incidents ont ravivé les craintes d’une déstabilisation durable de la région.

L’Iran répond à la proposition américaine

L’Iran a annoncé avoir répondu à la proposition américaine visant à mettre fin au conflit au Moyen-Orient, alors que plusieurs attaques de drones ont été signalées dans le Golfe, malgré le cessez-le-feu en vigueur. La réponse iranienne, transmise par l’intermédiaire d’un médiateur pakistanais, est décrite comme étant « axée sur la fin de la guerre (…) sur tous les fronts, en particulier au Liban, et sur la garantie de la sécurité de la navigation maritime », selon la télévision d’État iranienne.

Déclarations de Donald Trump et Netanyahu

Donald Trump a laissé entendre que l’armée américaine pourrait « rester sur place deux semaines supplémentaires et frapper toutes les cibles. Nous avions certaines cibles en vue, et nous en avons probablement atteint 70 % d’entre elles, mais il y en a d’autres que nous pourrions encore frapper (…) ce ne serait que la touche finale ».

De son côté, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré que la guerre contre l’Iran n’était « pas terminée », malgré le cessez-le-feu fragile en vigueur depuis début avril. Dans une interview accordée à CBS News, il a affirmé qu’il restait encore à « retirer » l’uranium iranien, jugeant nécessaire de neutraliser durablement les capacités nucléaires de Téhéran.

Menaces iraniennes en cas de déploiement militaire

Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a averti d’une « réponse décisive et immédiate » de l’armée en cas de déploiement français et britannique dans le détroit d’Ormuz, suite à l’annonce par Paris et Londres de l’envoi de bâtiments militaires dans la région. Le Royaume-Uni et la France sont en première ligne pour constituer une coalition internationale visant à sécuriser le détroit d’Ormuz, une fois qu’un accord de paix entre les États-Unis et l’Iran aura été conclu.

Incidents dans le Golfe

La Corée du Sud a indiqué qu’un de ses cargos, le HMM Namu, victime d’un incendie le 4 mai dans le détroit d’Ormuz, avait en réalité été touché par deux frappes aériennes. Deux aéronefs non identifiés auraient frappé la coque du navire à une minute d’intervalle. Par ailleurs, un vraquier au large du Qatar a été touché par un « projectile inconnu », et les Émirats arabes unis ont affirmé avoir intercepté deux drones iraniens dimanche, tandis que le Koweït a détecté plusieurs drones « hostiles » dans son espace aérien.

Cessez-le-feu fragile

Malgré la trêve officiellement en vigueur depuis début avril, les incidents se multiplient dans la région. Au Liban, deux secouristes affiliés au Hezbollah ont été tués dans des frappes israéliennes. En Iran, la télévision d’État a rapporté une rencontre entre le chef du commandement des forces armées, Ali Abdollahi, et le guide suprême Mojtaba Khamenei, où des « nouvelles directives » ont été données pour poursuivre les opérations contre « l’ennemi ».

Conséquences économiques

La situation autour du détroit d’Ormuz continue d’inquiéter les marchés énergétiques et le transport maritime mondial. Une perturbation majeure du trafic dans cette zone stratégique pourrait entraîner une nouvelle flambée des prix du pétrole et aggraver le choc énergétique mondial déjà provoqué par le conflit. Cependant, une note positive a été rapportée : selon l’organisation environnementale CEOBS, la nappe de pétrole apparue au large de l’île iranienne de Kharg s’est « fortement réduite », limitant pour l’instant les risques d’une marée noire majeure dans le Golfe.

Source : La Tribune.

Source
Partager ici :
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire