
Donald Trump en visite à Pékin pour discuter de l’Iran avec Xi Jinping
Donald Trump doit arriver à Pékin ce mercredi soir pour discuter de la guerre en Iran et d’autres sujets avec son homologue chinois, le président Xi Jinping. Selon Anna Kelly, porte-parole adjointe de la Maison Blanche, une cérémonie d’ouverture et une réunion sont prévues pour jeudi matin, et le voyage se terminera vendredi. Les États-Unis prévoient d’accueillir le dirigeant chinois lors d’une visite réciproque plus tard cette année.
Cette visite, initialement prévue plus tôt dans l’année, a été reportée en mars en raison de la guerre entre les États-Unis et Israël contre l’Iran. Elle survient alors que le président américain peine à gérer les répercussions du conflit, tant sur le plan national qu’international. Un haut responsable de l’administration a déclaré lors d’un briefing anonyme que Trump pourrait « faire pression » sur la Chine concernant l’Iran, notamment sur les ventes de pétrole et l’achat par Téhéran de biens à double usage militaire-civil.
Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a accusé la Chine d’« financer » l’Iran, affirmant que « l’Iran est le plus grand sponsor d’État du terrorisme et que la Chine achète 90 % de son énergie », ce qui, selon lui, équivaut à soutenir le plus grand sponsor d’État du terrorisme.
En réponse aux attaques américaines et israéliennes, l’Iran a fermé le détroit d’Ormuz, un passage clé pour le transport mondial d’énergie. La Chine a exprimé son souhait de voir la guerre prendre fin et a récemment accueilli le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Arraghchi. Toutefois, Pékin refuse de reconnaître les sanctions « unilatérales » imposées par Washington sur le secteur pétrolier iranien.
Les perturbations causées par la guerre ont eu des répercussions sur l’économie mondiale, touchant particulièrement les États asiatiques dépendant des importations du Moyen-Orient. En outre, Trump pourrait aborder le soutien de la Chine à la Russie lors des discussions, ainsi que des questions liées au commerce et aux terres rares, essentielles pour le secteur technologique américain. Des dirigeants d’entreprises, dont Boeing et plusieurs sociétés agricoles, accompagneront la délégation américaine.
Aucune modification de la position américaine sur Taïwan n’est attendue, bien que cela demeure un point de friction majeur entre Washington et Pékin. La Chine considère l’île autonome comme faisant partie de son territoire, tandis que les États-Unis entretiennent des engagements de sécurité et économiques forts envers Taïwan.
Source : Al Jazeera.



