
Grève des agents de l’unité de stérilisation des dispositifs médicaux à Dijon
Ce mardi 12 mai, les agents de l’unité de stérilisation centrale publique privée de Dijon (USCPPD) ont entamé une grève dès le matin, un mouvement reconduit le lendemain et qui pourrait se prolonger « jusqu’à obtention d’un accord satisfaisant pour les salariés », selon Karima Sanchez, agente de stérilisation et représentante CGT au CHU.
La grève s’inscrit dans le cadre des négociations annuelles obligatoires. Les agents expriment leur mécontentement face à des demandes non entendues, travaillant dans des conditions jugées extrêmement difficiles. Actuellement, l’effectif devrait atteindre 80 salariés, mais il ne compte que 72, entre personnel public et privé. Les agents réclament une augmentation salariale générale de 2 %, alors que la direction du CHU n’en propose qu’1 %.
Parmi les autres revendications figurent la revalorisation de la prime de nuit, qui devrait passer de 2 € brut de l’heure à 3 €, alors que la proposition de la direction s’élève à 2,50 €. Concernant la prime de partage pour la valeur, les agents ont demandé 1 000 €, mais la direction a offert 300 € avec des conditions dégressives selon l’absentéisme. Enfin, la demande d’un panier-repas de 7 € a également été rejetée pour des raisons budgétaires.
Ce mouvement pourrait avoir des répercussions sur le public, car tous les dispositifs médicaux de l’agglomération sont stérilisés par cette unité. Karima Sanchez souligne que si la grève se prolonge, cela pourrait impacter le planning des soins et des interventions chirurgicales dans les établissements de la zone.
Sollicité, le CHU n’a pas pu répondre dans les délais impartis pour cette publication.
Source : Bien Public





