
Des briques sont tombées sur la tête de mon fils : six mois après le cessez-le-feu à Gaza, des maisons s’effondrent, faute de matériel
À cause des restrictions aux frontières, le matériel de reconstruction n’entre pas dans l’enclave palestinienne. Selon une étude de l’ONU, 92 % des habitations à Gaza sont endommagées.
Plus de six mois après le cessez-le-feu, la situation à Gaza demeure critique. Les restrictions imposées par Israël sur l’entrée de matériel de construction ont empêché toute reconstruction significative. L’Organisation des Nations Unies rapporte que 92 % des logements dans l’enclave sont touchés, rendant impossible leur réparation.
Les habitants vivent dans des conditions précaires. Mohammed, un résident du quartier de Tal al-Hawa, raconte : « Tous les matins, il y a des bombardements. Des briques sont tombées sur la tête de mon fils Walid. Il a désormais trois points de suture. Par sécurité, j’ai déplacé le lit. » Cette situation n’est pas un cas isolé. Majid, un autre habitant, exprime son désespoir : « Nous avons peur que ça s’écroule, mais nous ne trouvons pas d’abri. Les organisations internationales considèrent que notre maison est vulnérable. Il y a un risque d’effondrement. »
Environ la moitié des plus de deux millions d’habitants de Gaza survivent dans des camps de déplacés, souvent sous des tentes, au milieu de conditions insalubres. Médecins sans frontières a dénoncé une crise de malnutrition causée par le blocus israélien, aggravée par les restrictions sur l’aide humanitaire.
Israël justifie ces restrictions par la nécessité de prévenir le « double usage » des matériaux, qui pourraient être détournés à des fins militaires. La situation humanitaire à Gaza continue de se détériorer, laissant les habitants dans une attente désespérée d’une amélioration.
Source : Franceinfo





