Fruits et légumes découpés : deux bonnes raisons de ne pas en acheter

6 mai 2026 à 07h00

Mis à jour le 7 mai 2026 à 07h00

Durée de lecture : 4 minutes

Les fruits et légumes découpés et emballés sous plastique prennent de plus en plus de place dans les supermarchés. Une étude récente révèle que près de 50 % des supermarchés proposent des légumes prédécoupés sous plastique, tandis qu’un tiers des fruits sont également concernés. Cette tendance soulève des préoccupations environnementales et économiques.

Une étude publiée par les associations Que choisir ensemble et No Plastic In My Sea indique que 49 % des supermarchés offrent des légumes préemballés et 35 % des fruits. Ces organismes critiquent l’essor de ces produits, qu’ils qualifient de « modèle du jetable » et d’« économie de la flemme », en contradiction avec les efforts de réduction des déchets.

Camille Wolff, chargée de campagne à No Plastic In My Sea, souligne que ces produits sont souvent disponibles sans emballage à proximité, ce qui rend leur conditionnement en plastique d’autant plus superflu. L’étude a révélé que plus de 1 600 magasins avaient été visités, et des produits comme des tomates et des oranges en rondelles étaient également repérés sous plastique.

La responsabilité des distributeurs

Les distributeurs mettent en avant la fraîcheur et la facilité d’accès à des produits sains, affirmant que 93 % des Français trouvent ces produits faciles à préparer. Cependant, cette commodité s’accompagne d’un surplus d’emballage. En 2025, le Syndicat des fabricants de végétaux prêts à l’emploi a observé une augmentation des ventes de ces produits de 10 % par rapport à l’année précédente.

Camille Wolff dénonce les « signaux contradictoires » envoyés aux consommateurs, alors que la France tente de réduire l’utilisation des plastiques à usage unique. La loi Agec prévoit la fin de ces emballages d’ici 2040, mais des lobbies continuent de contester cette mesure.

En outre, ces produits prêts à l’emploi sont souvent plus coûteux. Une enquête de 2024 a révélé que le prix au kilo de ces fruits et légumes peut être de 3 à 10 fois plus élevé que celui des équivalents en vrac.

La tendance des fruits et légumes découpés et emballés soulève des questions sur la durabilité et le coût, tant environnemental qu’économique.

Source : Que choisir ensemble, No Plastic In My Sea

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