
La légende de Michaud : le jour où François Ier tombe à l’eau près de Cognac
Une légende charentaise évoque un incident survenu en 1545, lorsque François Ier serait tombé dans le Veyron, près de Cognac. Cet événement, qui mêle histoire d’amour, critiques du roi et promesse de construction d’un pont, illustre l’humour et le patrimoine local.
À Cognac et dans les environs de Cherves-Richemont, cette légende perdure. Elle met en scène François Ier, un meunier bavard et une histoire d’amour contrariée. « Une histoire entre humour, patrimoine et tradition orale », explique Vincent Bretagnolle, chercheur sur le sujet.
L’histoire débute en décembre 1545. Le roi, séjournant dans sa ville natale, quitte discrètement le château pour un rendez-vous galant avec la baronne de Priannac. En traversant le Veyron, son cheval s’emballe, le précipitant dans la rivière. Le souverain, trempé et sans escorte, se retrouve seul.
Un jeune garçon nommé Pierre, passant par là, aide le roi à se relever sans le reconnaître. Pour préserver son anonymat, François Ier se présente comme le comte de Saint-Pol. En route vers le moulin familial, Pierre confie à François qu’il souhaite épouser la fille du meunier Michaud, mais que ce dernier refuse cette union.
Au moulin, Michaud accueille chaleureusement celui qu’il croit être un noble. Pendant le repas, la conversation dérive vers François Ier, que Michaud critique pour ses aventures amoureuses et son manque d’attention envers le peuple. Il mentionne également l’absence d’un pont sur le Veyron, qui complique les déplacements.
Le lendemain, des soldats viennent chercher Michaud pour l’emmener au château de Cognac. Il découvre alors que son invité de la veille était François Ier. Le roi, amusé par la situation, promet de faire construire un pont sur le Veyron et de faciliter le mariage entre Pierre et la fille de Michaud.
Un pont, datant de 1547, existe toujours dans la région et est connu sous le nom de « pont du Roi ». Bien que l’authenticité de cette histoire reste incertaine, Vincent Bretagnolle souligne que, comme souvent avec les légendes locales, la frontière entre réalité et imagination est floue.
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