
Fermetures d’école : ces communes qui refusent de perdre « leur dernier lieu de vie »
Ce mardi d’avril, le calme règne dans les rues pentues du village de Condé-sur-Aisne. Aucun bruit ne s’échappe du bâtiment affichant l’inscription « École », attenant à la mairie. En effet, depuis neuf ans, aucun élève n’est accueilli dans ces locaux. Typhaine Guédon, récemment réélue pour un second mandat à la tête de cette commune de 352 habitants, souligne : « Pourtant, la commune compte 45 enfants en primaire, scolarisés dans des communes voisines. »
La situation n’est pas unique à Condé-sur-Aisne. De nombreuses petites communes en France font face à la fermeture de leurs établissements scolaires, souvent en raison de la baisse démographique et des réductions budgétaires. Selon les données de l’INSEE, le nombre d’écoles primaires a diminué de 3,5 % entre 2015 et 2020 dans les zones rurales.
Ces fermetures entraînent des conséquences significatives pour les villages concernés, qui voient leur dernier lieu de vie disparaître. Les élus locaux craignent que cela n’affecte non seulement le tissu social, mais aussi l’attractivité de leurs communes pour les jeunes familles.
La lutte pour la réouverture des écoles se renforce, avec des initiatives locales visant à mobiliser les habitants et à sensibiliser les autorités sur l’importance de ces établissements pour la vie communautaire.
Source : INSEE.




