
Fermeture contestée du club libertin L’Eden en Île-de-France
Une juge du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête « manifestement irrecevable » du gérant du club libertin L’Eden, situé à Louvres dans le Val-d’Oise. Richard X., propriétaire du club, a tenté de faire suspendre en urgence la fermeture administrative imposée par le maire de Louvres, Eddy Thoreau, le 30 janvier dernier. Selon lui, cette décision porte une « atteinte grave et immédiate » à son « activité professionnelle » et à sa « réputation ».
Le gérant a déclaré que chaque mois de fermeture lui fait perdre entre 3 800 et 4 500 euros, alors qu’il doit payer un loyer de 1 600 euros. Il a également affirmé que l’établissement ne présente « pas de danger » et qu’aucun incident n’est survenu, tentant ainsi de rassurer la juge sur la sécurité des clients.
Richard X. a déposé une demande de modification d’Etablissement recevant du public (ERP) le 5 février pour mettre son club en conformité avec les normes applicables. Il a également restreint l’accès à un étage, réduisant ainsi la surface d’exploitation.
Il a qualifié cette fermeture de « détournement de pouvoir » du maire, suggérant que le but de cette décision est de faciliter la vente des locaux à un proche de l’équipe municipale.
Pour faire suspendre temporairement une décision administrative, un requérant doit déposer une seconde requête pour faire annuler la décision sur le fond. La juge a noté que Richard X. « ne justifie pas avoir saisi le tribunal d’une requête au fond tendant à l’annulation de la décision dont il sollicite la suspension ». En conséquence, sa requête a été rejetée.
Source : Actu.fr, article de Raphaël Delaveaux, publié le 3 mai 2026.




