Face aux défis européens, le CESE français veut rapprocher les organisations de la société civile
Le 24 septembre 2026, à Bruxelles, Claire Thoury a plaidé devant la session plénière du Comité économique et social européen pour une coopération renforcée entre les instances françaises et européennes représentant la société civile organisée. Les sujets évoqués — pauvreté, emploi, intelligence artificielle, climat, eau et démocratie — dessinent un programme de travail commun, mais ne constituent pas encore des décisions ou des mes adoptées. (lecese.fr)
Des sujets européens ancrés dans le quotidien
La rencontre met en regard des enjeux qui se discutent souvent à l’échelle de l’Union et leurs conséquences concrètes dans les pays : la qualité de l’emploi, les effets du changement climatique, les usages de l’intelligence artificielle ou encore la lutte contre la pauvreté. Le CESE français indique que ces thèmes pourraient nourrir des travaux communs avec son homologue européen, notamment sur l’adaptation climatique, le budget pluriannuel de l’Union, la gouvernance de l’eau et la protection de la démocratie. Il s’agit de pistes de coopération annoncées, et non de résultats déjà obtenus.
Les deux institutions ont déjà formalisé leur partenariat en 2017, avec l’objectif de renforcer le dialogue et les échanges sur des sujets communs. La prise de parole de Claire Thoury s’inscrit donc dans une relation existante, qu’elle propose de mobiliser davantage face aux défis européens. (lecese.fr)
À quoi sert la société civile organisée ?
Cette expression désigne des organisations et des collectifs qui portent des intérêts ou des expériences sociales dans le débat public : syndicats, organisations patronales, associations et représentants de différents secteurs de la vie économique et civique. À l’échelle européenne, le Comité économique et social européen (CESE, ou EESC en anglais) réunit des représentants de ces milieux. Sa fonction est consultative : il aide les institutions de l’Union à prendre en compte les réalités économiques, sociales et civiques dans leurs travaux, mais ne vote pas les lois européennes. (eur-lex.europa.eu)
Ces instances offrent ainsi un espace de dialogue entre les institutions et des acteurs qui connaissent les réalités de terrain. Leur utilité dépend toutefois de la façon dont leurs avis et échanges sont pris en considération par les responsables politiques. La coopération entre conseils peut aussi permettre de confronter des expériences nationales, sans que cela garantisse à lui seul une politique commune ou sa mise en œuvre.
La démocratie, un axe de travail partagé
Dans son intervention, Claire Thoury a cité le Bouclier européen de la démocratie comme exemple de réflexion menée conjointement par plusieurs conseils économiques et sociaux. Le CESE européen a, dans un avis adopté en septembre 2025, défendu une participation plus structurée de la société civile à la vie démocratique de l’Union. Cet avis exprime la position du Comité et ses recommandations : il ne crée pas, à lui seul, de nouvelles obligations pour les États ou les institutions européennes. (eesc.europa.eu)
La question dépasse donc la seule représentation institutionnelle. Elle porte aussi sur la capacité des organisations à faire remonter des préoccupations diverses et sur celle des décideurs à y répondre. Le dialogue peut rapprocher les débats européens des expériences des habitants, à condition que les contributions soient suivies d’effets identifiables.
Ce que l’annonce ne permet pas encore de conclure
Le communiqué du CESE rend compte d’une intervention et de priorités proposées. Il ne fournit ni données sur l’opinion des citoyens, ni me de l’ampleur des difficultés sociales évoquées, ni calendrier précis pour les travaux communs. La rencontre permet donc de constater une volonté de coopération, pas d’évaluer son impact. La suite dépendra des propositions effectivement élaborées, des institutions auxquelles elles seront adressées et des décisions prises à leur égard.
Source : Actualités du CESE
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