
Fabrice Lefrançois : « Ce n’est pas à toi de me dire où je peux m’arrêter »
À 43 ans, Fabrice Lefrançois, entraîneur de Cholet Basket, évoque son parcours et sa vision du basket. Arrivé au club en 2021 comme assistant, il est devenu entraîneur principal depuis deux saisons. Au cours d’un entretien, il partage son expérience et ses réflexions sur un sport qui lui a apporté autant de souffrances que de joies.
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Une saison prometteuse
En mai, Lefrançois se réjouit de la performance de son équipe pour sa deuxième saison en tant qu’entraîneur principal. Avec un bilan de 17 victoires et 11 défaites, Cholet Basket a réussi à se démarquer dans un championnat où il est considéré comme un petit poucet. L’entraîneur souligne l’importance de défier les équipes plus puissantes financièrement, ce qu’il décrit comme une expérience gratifiante.
La réalité du budget
Lefrançois aborde également la question du budget du club. « Nous ne sommes pas une puissance financière, mais nous avons une forte identité de formation », explique-t-il. Il met en avant l’importance du recrutement, tant de joueurs français que étrangers, et se félicite de l’émergence de talents comme Gérald Ayayi et Nathan De Sousa.
Un parcours atypique
Son parcours n’a pas été linéaire. N’ayant pas été joueur de haut niveau, Lefrançois a commencé en Pro B il y a une dizaine d’années. Il évoque une période difficile de sa jeunesse, marquée par une maladie de la hanche qui aurait pu compromettre sa carrière sportive. « À partir du moment où on m’a dit : ‘Non, tu ne pourras pas faire de sport ni grandir’, j’ai décidé que ce n’était pas à la maladie de me dire où je pouvais m’arrêter », confie-t-il.
Engagement sur le terrain
Lefrançois se décrit comme un entraîneur très actif sur le terrain. Il insiste sur l’importance de l’incarnation des valeurs qu’il souhaite transmettre à ses joueurs. « Je ne peux pas demander à mes joueurs d’être déterminés si moi, je n’incarne pas cette détermination-là », souligne-t-il.
Valeurs essentielles
Pour lui, la famille reste une priorité. « C’est mon socle », affirme-t-il, en insistant sur le soutien inconditionnel de ses proches. Il se dit heureux de sa situation actuelle, conscient de la chance que représente sa carrière dans le sport.
Perspectives d’avenir
Concernant son avenir à Cholet, Lefrançois se montre ouvert. « Je me sens bien ici. Si un projet cohérent se dessine, pourquoi pas continuer ? », déclare-t-il. À court terme, il espère mener son équipe en demi-finale des play-offs, un objectif ambitieux mais réalisable au regard des performances récentes de Cholet Basket.
Fabrice Lefrançois incarne la passion et la détermination dans le monde du basket, un sport qui continue de le fasciner et de le défier.
Source : France 3 Régions






