
Existe-t-il vraiment une planète B sur laquelle l’humain peut s’installer ?
Le jeu vidéo Aphelion, lancé récemment, projette un futur où la Terre est devenue invivable. Dans ce scénario, les protagonistes partent à la recherche d’une neuvième planète pour sauver l’humanité. Bien que ce récit soit fictif, il soulève des questions pertinentes sur la possibilité de vivre ailleurs que sur notre planète.
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Contexte factuel
Actuellement, la Terre subit des dommages significatifs, mais elle n’est pas encore devenue totalement inhabitable. Selon une étude publiée dans Nature, ce ne serait pas le cas avant 250 millions d’années. Cependant, des régions du monde, notamment en Asie du Sud et dans le Golfe Persique, pourraient devenir invivables d’ici 2050 en raison du réchauffement climatique, comme l’indique la NASA.
Données ou statistiques
La seule exoplanète susceptible d’offrir des conditions similaires à celles de la Terre est Proxima Centauri B, située à 4,2 années-lumière, ce qui représente environ 40 000 milliards de kilomètres. Atteindre cette planète prendrait des dizaines de milliers d’années, rendant cette option peu réaliste. Mars, quant à elle, est souvent évoquée comme une potentielle « planète B », mais les défis techniques et physiologiques d’un voyage de six mois vers Mars rendent cette idée peu plausible, selon Faustine Cantalloube, astrophysicienne au CNRS.
Conséquence directe
Les tentatives de « déménager » l’humanité sont compliquées, car l’écosystème terrestre est essentiel à notre survie. Les humains ne peuvent pas exister sans les autres formes de vie qui peuplent la Terre. Faustine Cantalloube souligne qu’il est illusoire d’imaginer les humains en dehors de cet écosystème.
Ainsi, il n’existe ni plan B, ni planète B. La Terre demeure notre unique bien commun, et il est impératif de se concentrer sur sa préservation.
Source : RFI




