
États-Unis : le SPLC accusé de financer des groupes extrémistes
Le ministère américain de la Justice a annoncé, le 21 avril 2026, l’inculpation du Southern Poverty Law Center (SPLC) pour fraude électronique, fausses déclarations à une banque assurée fédéralement et blanchiment d’argent. Cette organisation, reconnue pour sa surveillance des groupes d’extrême droite et de haine, est accusée d’avoir détourné des dons pour financer secrètement des groupes suprémacistes et néo-nazis.
Selon l’acte d’accusation fédéral, entre 2014 et 2023, le SPLC aurait versé plus de 3 millions de dollars à des individus liés au Ku Klux Klan (KKK), à l’Aryan Nations et au National Socialist Movement. Les autorités affirment que ces paiements ont été dissimulés grâce à des entités fictives et des comptes bancaires cachés, trompant ainsi les donateurs qui croyaient financer la lutte contre l’extrémisme violent.
En réponse, le SPLC a fermement nié ces allégations, affirmant que les fonds en question étaient destinés à rémunérer des informateurs infiltrés dans des groupes violents afin de documenter leurs activités et d’identifier des menaces. L’organisation soutient que ce programme, désormais interrompu, a permis de sauver des vies et que les informations recueillies étaient souvent transmises aux forces de l’ordre.
Cette affaire soulève des questions sur les méthodes utilisées pour infiltrer des organisations extrémistes et sur la transparence envers les donateurs. Le SPLC, fondé en 1971, est depuis longtemps dans le collimateur des critiques, notamment de la part des partisans de l’ancien président Donald Trump, qui l’accusent de désigner des groupes conservateurs comme des « groupes de haine ».
La situation actuelle met en lumière les tensions entre les acteurs de la société civile et le pouvoir en place, exacerbées par des accusations de manipulation de la justice à des fins politiques. La résolution de cette affaire dépendra des décisions judiciaires à venir.
Source : Conspiracy Watch.





