
« Erreur d’appréciation » : un maître-nageur licencié après avoir déambulé nu dans la rue
Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a validé le licenciement d’un maître-nageur de Levallois-Perret, dont le comportement erratique et une déambulation nu en public avaient alerté sa direction.
Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a dû se prononcer sur un dossier délicat. Accusé d’avoir adopté un « comportement inapproprié » dès le début de son CDD en septembre 2023, un maître-nageur de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) a été licencié par la municipalité et par la direction du centre aquatique où il travaillait, avant la fin de sa période d’essai. L’homme a été aperçu déambulant nu dans les rues. Il a contesté son licenciement devant le tribunal, qui l’a débouté.
Tout commence en septembre 2023, lorsque l’individu est recruté comme maître-nageur sauveteur pour un CDD d’un an. Dès son entrée en fonction, ses collègues ont remarqué un comportement « inadapté ». Une directrice du centre aquatique a noté qu’il se montrait particulièrement « agité », avec une « capacité de concentration réduite » pendant la surveillance, un comportement jugé « incompatible avec l’exercice de ses fonctions ».
L’individu se rendait très régulièrement sur son lieu de travail même durant ses jours de repos. Selon les équipes du centre aquatique, c’est dans ce contexte que son « comportement erratique » s’est amplifié, ses propos devenant de plus en plus « incohérents ».
La situation a culminé lors de la nuit du 7 au 8 septembre 2023, où il a été aperçu sur les quais de la Seine, déambulant « nu » après avoir jeté ses vêtements dans l’eau. Suite à cet épisode, il a été interné en hôpital psychiatrique, « à la demande de sa mère », avant de faire l’objet d’un arrêt maladie.
À la fin de son congé, il a été convoqué pour un entretien préalable à son licenciement, alors qu’il était toujours en période d’essai. Lors de cette rencontre, il aurait de nouveau manifesté un comportement inadapté, avec des changements brusques d’attitude et des demandes incongrues.
Le Levalloisien conteste son licenciement devant la justice, arguant qu’il est contraire à la « présomption d’innocence ». Il déclare que son licenciement est entaché de « multiples erreurs d’appréciation », notamment concernant les événements de la nuit de septembre. Le tribunal administratif a relevé que « les faits reprochés ne sont pas établis », mais a également souligné que la décision a été prise dans l’intérêt du service en raison de son comportement inquiétant, qui ne lui permettait plus d’assurer ses missions.
Il est à noter que la municipalité a par la suite appris que l’intéressé faisait l’objet d’une procédure judiciaire pour « viol ». Le tribunal administratif a donc conclu que son licenciement était fondé.
Source : Actu.fr






