
Épidémie d’Ebola en RDC : 88 morts et 336 cas suspects
Déjà 246 cas et 80 décès suspects, avec huit cas confirmés en laboratoire : la République démocratique du Congo (RDC) fait face à une nouvelle épidémie d’Ebola, alors qu’une autre menace, l’hantavirus, est également présente. Le dimanche 17 mai, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré, par la voix de son directeur général, Tedros Adhanom Gebreyesus, que le virus constitue une « urgence de santé publique de portée internationale, mais ne répond pas aux critères d’une urgence pandémique ». Cette situation représente le deuxième échelon d’alerte depuis l’introduction du stade de pandémie en 2024.
Cette épidémie est la 17e depuis la première description clinique du virus en 1976. Elle a débuté dans la province de l’Ituri, au nord-est du pays, dans la localité de Mongbwalu, située à 80 km de Bunia, la capitale provinciale. La souche virale en cause, nommée Bundibugyo, ne dispose d’aucun vaccin.
88 décès et 336 cas suspects
La situation s’est aggravée avec le décès d’un homme congolais de 59 ans, survenu à Kampala, en Ouganda, le 14 mai. Ce décès a suscité des inquiétudes quant à une possible contagion régionale, entraînant l’activation des services d’alerte médicale au Kenya et au Soudan du Sud. L’agence sanitaire de l’Union africaine (Africa CDC) a pris les devants pour organiser une réponse internationale, signalant 88 décès et 336 cas suspects.
Sur le terrain, les services de santé s’activent pour gérer les cas suspects et confirmés, notamment dans les hôpitaux de Mongbwalu et Rwampara, ainsi qu’à Bunia. Médecins sans frontières a envoyé une équipe spécialisée à Bunia, en collaboration avec le ministère de la Santé congolais.
L’OMS a également dépêché des experts en épidémiologie. Cependant, l’accès à Mongbwalu est difficile en raison de l’effondrement du pont Nizi en novembre dernier et de l’inefficacité de l’aérodrome local. La région est également marquée par des risques sécuritaires dus à l’activité de groupes armés. Au cours des cinquante dernières années, Ebola a causé plus de 15 000 décès en Afrique, avec un taux de létalité variant entre 25 et 90 %, selon l’OMS.
Source : Organisation mondiale de la santé (OMS)





