
En Tunisie, l’État rogne sur les dépenses de santé, au détriment des plus pauvres
Le 11 avril, le site d’information panarabe Al-Araby Al-Jadeed a rapporté que les autorités tunisiennes ont décidé de retirer des milliers de cartes de soins gratuits et d’aides sociales, une mesure qui impacte gravement de nombreuses familles à faible revenu. Cette décision, prise sans préavis, a suscité des interrogations au sein du Parlement tunisien, qui a demandé des explications au gouvernement.
Le ministère des Affaires sociales a justifié cette action par des motifs techniques, évoquant une « mise à jour des bases de données et vérification des droits ». Depuis le début de l’année 2023, environ 62 000 cartes, permettant à des personnes modestes de bénéficier de soins médicaux gratuits, ont été annulées après révision.
Dans un témoignage, une femme de cinquante ans, mère de cinq enfants, a exprimé son incompréhension face au retrait de sa carte de soins, alors qu’elle souffre de maladies chroniques nécessitant un suivi médical régulier. Elle a indiqué qu’une enquête des services sociaux avait validé son éligibilité à l’aide. Selon ses dires, les autorités ont justifié la décision par le fait qu’une de ses filles avait trouvé un emploi.
Cette situation soulève des inquiétudes quant à l’accès aux soins pour les plus démunis en Tunisie, où une part significative de la population dépend des aides sociales pour subvenir à ses besoins médicaux.
Source : Al-Araby Al-Jadeed




