Le député RN de la Somme Jean-Philippe Tanguy affirme que les annonces du gouvernement sur l’électrification de la France est un aveu d’échec et que ses objectifs de production de voitures électriques ont été réduits de moitié.
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Le Premier ministre Sébastien Lecornu a fait toute une série d’annonces pour accélérer l’électrification de la France, afin d’en réduire la dépense aux énergies fossiles, alors que de nombreux Français sont impactés par la hausse des prix des carburants provoquée par la guerre au Moyen-Orient. Mais ces annonces n’ont pas impressionné Jean-Philippe Tanguy. « Par ces annonces, le gouvernement ne fait que reconnaître qu’ils n’ont pas exécuté leurs annonces précédentes », a commenté le député Rassemblement national de la Somme, lundi 13 avril sur France Inter.
Alors que le Premier ministre a annoncé son intention d’élever la production de voitures électriques à un million par an d’ici 2030, Jean-Philippe Tanguy a rappelé que « l’objectif du gouvernement jusqu’aux annonces de Monsieur Lecornu, c’était deux millions pour 2030 ». Vrai ou Faux ?
Ce que dit le député RN est vrai. L’objectif de production de voitures électriques a été réduit de moitié en quelques années. À la fin de l’année 2021, alors qu’il était candidat à sa réélection, Emmanuel Macron avait lancé son plan d’investissement « France 2030 », dont le « quatrième objectif est de pouvoir produire en France, à l’horizon 2030, près de deux millions de véhicules électriques et hybrides », avait-il expliqué alors lors d’une prise de parole encore visible sur X. Objectif répété un an plus tard, en octobre 2022, au Mondial de l’Auto : « On est en train de crédibiliser cette trajectoire qu’on s’est fixée, celle d’atteindre cet objectif de deux millions de véhicules électriques produits en France en 2030. »
À l’époque, le président de la République affirmait d’ailleurs qu’il avait « sécurisé » une production d’un million de véhicules électriques et hybrides d’ici 2026 ou 2027.
Mais le compte n’y est pas encore. En 2025, ce sont environ un demi-million de voitures électriques et hybrides qui ont été produites en France, selon une note de conjoncture de l’Insee publiée en mars 2026. Si l’on ne compte que les voitures entièrement électriques, alors seulement 216 000 ont été produites. La production française est toujours inférieure à la demande, puisque, la même année, 331 000 véhicules électriques ont été immatriculés en France. Une bonne partie de ces véhicules est importée. Notons que des véhicules français sont aussi exportés.
Il faut souligner néanmoins que les choses évoluent vite. À présent les électriques et les hybrides représentent la moitié de la production de voitures en France. Elles représentaient même 65% de la production au dernier trimestre de l’année 2025.
« Tandis que le nombre de véhicules thermiques a diminué de 11,8%, passant de 532 000 à 469 000 véhicules produits entre 2021 et 2025, la production de véhicules électriques et hybrides a fortement progressé », écrit l’Insee, avec des hausses respectivement de +74% et de +27,3% en cinq ans.
Électrification de la France : un aveu d’échec déguisé ?
Jean-Philippe Tanguy, député RN, dénonce la réduction des objectifs de production de voitures électriques par le gouvernement, révélant ainsi une incohérence criante dans leur stratégie.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a récemment annoncé une série de mesures pour accélérer l’électrification de la France, un effort apparemment noble pour réduire notre dépendance aux énergies fossiles. Mais, comme souvent, la réalité semble bien plus complexe. Jean-Philippe Tanguy, député du Rassemblement National, n’a pas tardé à pointer du doigt ce qu’il considère comme un aveu d’échec : « Par ces annonces, le gouvernement ne fait que reconnaître qu’ils n’ont pas exécuté leurs annonces précédentes ».
Ce qui se passe réellement
Le Premier ministre a fixé un nouvel objectif de production de voitures électriques à un million par an d’ici 2030, alors que l’objectif précédent était de deux millions. Tanguy a raison de soulever cette contradiction : la promesse d’une France électrifiée semble avoir été réduite à une simple illusion. En 2025, la production de véhicules électriques n’a même pas atteint les chiffres escomptés, avec seulement 216 000 voitures entièrement électriques produites.
Pourquoi cela dérange
Cette situation soulève des questions sur la crédibilité du gouvernement. Comment peut-on passer d’un objectif ambitieux à une réduction de moitié en si peu de temps ? Cela révèle une incapacité à anticiper les besoins du marché et à répondre aux attentes des consommateurs. La promesse d’une transition énergétique rapide semble s’effondrer sous le poids de la réalité.
Ce que cela implique concrètement
La réduction des objectifs de production de voitures électriques a des conséquences directes. Cela signifie moins d’emplois dans le secteur automobile, une dépendance accrue aux importations et une incapacité à répondre à la demande croissante des consommateurs pour des véhicules plus écologiques. En somme, un pas en arrière dans la lutte contre le changement climatique.
Lecture satirique
Il est presque comique de voir un gouvernement qui prône l’électrification tout en réduisant ses propres ambitions. C’est un peu comme si un chef cuisinier annonçait un menu gastronomique, puis servait finalement des plats réchauffés. La promesse d’une France verte se transforme en une farce où les acteurs principaux semblent jouer à cache-cache avec la réalité.
Effet miroir international
Cette situation n’est pas sans rappeler les dérives autoritaires que l’on observe ailleurs, où les promesses politiques sont souvent remplacées par des discours creux. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, les dirigeants semblent plus préoccupés par leur image que par des actions concrètes. La France, avec ses objectifs électoraux, ne fait que suivre cette triste tendance.
À quoi s’attendre
Si cette tendance se poursuit, nous pouvons nous attendre à une stagnation dans le secteur automobile français. Les consommateurs, lassés des promesses non tenues, pourraient se tourner vers des marques étrangères qui répondent mieux à leurs attentes en matière de durabilité et d’innovation.
Sources





