Il est toujours risqué, voire dangereux, d’être dépendant. D’autant plus quand votre entreprise est tributaire d’un groupe en plein chamboulement. Les dirigeant de VDCom, Denis Mabileau et Vincent Godard, l’ont bien compris. La PME de 80 salariés (10 M€ CA visé en 2026) est un fournisseur des solutions télécoms du géant SFR. Mais face au projet de rachat de l’opérateur par ses concurrents (Orange, Bouygues Telecom et Free), VDCom souhaite aujourd’hui se diversifier de cet unique donneur d’ordre.

La cybersécurité et l’infogérance en fer de lance

Pour y parvenir, l’entreprise, qui travaille avec des PME de tous secteurs et avec des collectivités, a démarré une activité dans l’informatique. Une activité large qui comprend la vente d’ordinateurs, de périphériques, de produits de géolocalisation, d’antivirus, ou encore de service de messagerie via un partenariat avec Microsoft. « Lancée depuis un an, cette activité représente 10 % de notre chiffre d’affaires et a vocation à poursuivre son déploiement. Cela permet également de discuter avec de nouveaux clients qui ne souhaitaient pas entendre parler de SFR », note Vincent Godard. Parmi ce grand secteur informatique, VDCom mise notamment sur la cybersécurité, et sur des prestations d’infogérance. « Il s’agit de prendre en charge, en direct et à distance, le parc informatique du client. Pour les structures qui ne peuvent pas avoir de directeur informatique en interne, cette supervision est précieuse », ajoute Denis Mabileau.

Cette diversification nécessite aussi de nouvelles compétences. « Nous avons recruté spécifiquement des profils techniques pour cette branche. En revanche, nous avons du mal à recruter des profils commerciaux en B to B. Les candidats manquent, et cela nous freine dans notre croissance », note Vincent Godard.

Des croissances externes à consolider

Avec aujourd’hui une dizaine d’agences, de Rouen à Bordeaux, en passant par son siège au Poiré-sur-Vie en Vendée, VDCom va au-delà de la diversification. Elle s’étend sur le territoire via des opérations de croissance externes. Après l’acquisition de Niort Frères Communications à Rouen en 2022, le vendéen a poursuivi sa marche en avant avec, fin 2025, la prise de possession de Reseaux Com à Orléans. « C’est un distributeur de produits SFR comme nous, qui compte une dizaine de personnes », appuie Vincent Godard. Début 2026, c’est à Tours que VDCom rachète les activités télécoms du groupe Setipp, avec six personnes à bord. Le montant de ces acquisitions reste confidentiel. « L’objectif est maintenant de consolider cette phase de croissance, sans poursuivre avec des achats à tout-va », ajoute Denis Mabileau.

Une transmission sur le temps long

Il faut dire que l’entreprise est habituée aux opérations en douceur. À l’image de la transmission dont elle fait l’objet. Denis Mabileau et Vincent Godard sont d’abord entrés au capital de VDCom il y a 13 ans, à hauteur de 10 %. Puis, en 2016, ils ont capté 33 % de l’entreprise avant de parvenir à être majoritaire en 2022, avec 67 %. « Jusqu’alors, nous opérions aussi en boutique SFR, pour notre activité B to C. Mais la fréquentation diminuait. Nous avons donc fait le choix de nous recentrer sur les produits B to B en 2022 », détaille Denis Mabileau. Le reste du capital appartient toujours à Jean-Yves Faucheux, le fondateur de VDCom, en 1992. Pour Denis Mabileau, l’idée à terme est bien « de prendre la main sur l’ensemble du capital ».

VDCom : Quand la dépendance devient une danse sur un volcan

Une PME de 80 salariés se débat pour échapper à l’emprise d’un géant des télécoms, tout en promettant monts et merveilles dans l’informatique. Ironie du sort ?

Dans un monde où la dépendance est souvent synonyme de vulnérabilité, les dirigeants de VDCom, Denis Mabileau et Vincent Godard, semblent avoir compris la leçon. En tant que fournisseur de solutions télécoms pour SFR, la PME vendéenne se retrouve à la croisée des chemins, alors que le géant des télécoms est en pleine tourmente. Face à la menace d’un rachat par Orange, Bouygues Telecom ou Free, VDCom se lance dans une quête de diversification qui ferait pâlir d’envie n’importe quel héros de film d’action.

Ce qui se passe réellement

Il est toujours risqué, voire dangereux, d’être dépendant. D’autant plus quand votre entreprise est tributaire d’un groupe en plein chamboulement. Les dirigeant de VDCom, Denis Mabileau et Vincent Godard, l’ont bien compris. La PME de 80 salariés (10 M€ CA visé en 2026) est un fournisseur des solutions télécoms du géant SFR. Mais face au projet de rachat de l’opérateur par ses concurrents (Orange, Bouygues Telecom et Free), VDCom souhaite aujourd’hui se diversifier de cet unique donneur d’ordre.

La cybersécurité et l’infogérance en fer de lance

Pour y parvenir, l’entreprise, qui travaille avec des PME de tous secteurs et avec des collectivités, a démarré une activité dans l’informatique. Une activité large qui comprend la vente d’ordinateurs, de périphériques, de produits de géolocalisation, d’antivirus, ou encore de service de messagerie via un partenariat avec Microsoft. « Lancée depuis un an, cette activité représente 10 % de notre chiffre d’affaires et a vocation à poursuivre son déploiement. Cela permet également de discuter avec de nouveaux clients qui ne souhaitaient pas entendre parler de SFR », note Vincent Godard. Parmi ce grand secteur informatique, VDCom mise notamment sur la cybersécurité, et sur des prestations d’infogérance. « Il s’agit de prendre en charge, en direct et à distance, le parc informatique du client. Pour les structures qui ne peuvent pas avoir de directeur informatique en interne, cette supervision est précieuse », ajoute Denis Mabileau.

Cette diversification nécessite aussi de nouvelles compétences. « Nous avons recruté spécifiquement des profils techniques pour cette branche. En revanche, nous avons du mal à recruter des profils commerciaux en B to B. Les candidats manquent, et cela nous freine dans notre croissance », note Vincent Godard.

Des croissances externes à consolider

Avec aujourd’hui une dizaine d’agences, de Rouen à Bordeaux, en passant par son siège au Poiré-sur-Vie en Vendée, VDCom va au-delà de la diversification. Elle s’étend sur le territoire via des opérations de croissance externes. Après l’acquisition de Niort Frères Communications à Rouen en 2022, le vendéen a poursuivi sa marche en avant avec, fin 2025, la prise de possession de Reseaux Com à Orléans. « C’est un distributeur de produits SFR comme nous, qui compte une dizaine de personnes », appuie Vincent Godard. Début 2026, c’est à Tours que VDCom rachète les activités télécoms du groupe Setipp, avec six personnes à bord. Le montant de ces acquisitions reste confidentiel. « L’objectif est maintenant de consolider cette phase de croissance, sans poursuivre avec des achats à tout-va », ajoute Denis Mabileau.

Une transmission sur le temps long

Il faut dire que l’entreprise est habituée aux opérations en douceur. À l’image de la transmission dont elle fait l’objet. Denis Mabileau et Vincent Godard sont d’abord entrés au capital de VDCom il y a 13 ans, à hauteur de 10 %. Puis, en 2016, ils ont capté 33 % de l’entreprise avant de parvenir à être majoritaire en 2022, avec 67 %. « Jusqu’alors, nous opérions aussi en boutique SFR, pour notre activité B to C. Mais la fréquentation diminuait. Nous avons donc fait le choix de nous recentrer sur les produits B to B en 2022 », détaille Denis Mabileau. Le reste du capital appartient toujours à Jean-Yves Faucheux, le fondateur de VDCom, en 1992. Pour Denis Mabileau, l’idée à terme est bien « de prendre la main sur l’ensemble du capital ».

Pourquoi cela dérange

La volonté de VDCom de se diversifier pourrait sembler louable, mais elle soulève des questions. Pourquoi attendre que le navire prenne l’eau pour chercher à changer de cap ? La dépendance à SFR, bien que risquée, n’est-elle pas le reflet d’une stratégie à court terme, où l’on préfère jouer la sécurité plutôt que de prendre des risques calculés ?

Ce que cela implique concrètement

La diversification vers l’informatique est une tentative de se libérer d’une emprise qui pourrait s’avérer fatale. Cependant, le manque de profils commerciaux en B to B pourrait bien être le talon d’Achille de cette stratégie. En d’autres termes, VDCom pourrait se retrouver à naviguer dans des eaux troubles, sans boussole.

Lecture satirique

Dans un monde où les discours politiques promettent des lendemains qui chantent, VDCom semble jouer la carte de la prudence. Mais que dire de ces promesses de croissance ? « Consolider cette phase de croissance » sans « achats à tout-va » ? Un peu comme un chef d’État qui promet de réduire les dépenses tout en augmentant les impôts. La contradiction est palpable.

Effet miroir international

À l’échelle mondiale, cette situation rappelle les politiques de certains pays qui, en quête de diversification économique, se retrouvent piégés par des intérêts contradictoires. Les États-Unis, par exemple, tentent de se défaire de leur dépendance énergétique tout en continuant à soutenir des industries polluantes. Un parallèle qui fait réfléchir.

À quoi s’attendre

À l’avenir, VDCom devra faire preuve d’agilité pour naviguer dans un marché en constante évolution. La clé sera de trouver un équilibre entre diversification et spécialisation, tout en s’assurant que les compétences nécessaires sont présentes en interne. Sinon, la danse sur le volcan pourrait tourner au désastre.

Sources

Source : www.lejournaldesentreprises.com

Le vendéen VDCom se diversifie vers l’informatique pour se défaire de sa dépendance à l’opérateur SFR
Visuel — Source : www.lejournaldesentreprises.com
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