Face à la demande croissante en médicaments dérivés du plasma, l’Établissement français du sang recherche de nouveaux donneurs et souhaite doubler leur nombre d’ici 2028 pour s’affranchir de la dépendance au plasma importé des Etats-Unis. Comment se déroule ce don assez méconnu ? Qui peut donner ? Pour quelles utilisations ? On vous explique.
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Sauver des vies allongé sur un canapé c’est possible et même vivement encouragé ! Comment ? En donnant son plasma. L’Établissement français du sang (EFS) appelle au don de plasma, ce geste essentiel est « simple et accessible » offrant aux donneurs « un moment de pause ». Par cette campagne nationale, l’EFS cherche à faire découvrir ce don assez « méconnu » en montrant qu’il peut « s’intégrer facilement dans le quotidien de chacun ». C’est le paradoxe de « l’oisiveté productive ».
Concrètement, comment se déroule un don de plasma ? Il faut compter 1h30 à 1h45 de son arrivée au départ de la maison de don. Il est réalisé par un infirmier habilité à l’aide d’un matériel stérile et à usage unique. Le plasma est la partie liquide du sang dans laquelle circulent les cellules sanguines (globules rouges, globules blancs et plaquettes). « Il contient des protéines d’un intérêt thérapeutique majeur pour les patients délivrées sous forme de médicaments ou par transfusion », explique l’EFS.
Pour donner il faut être en bonne santé, avoir entre 18 et 65 ans et peser plus de 50 kg. Il convient de respecter deux semaines de pause entre un don de plasma et tout autre don (sang, plasma ou plaquettes). Il est moins fatigant qu’un don de sang classique puisque le plasma est composé à 90% d’eau et se régénère donc très vite, il suffit de bien s’hydrater avant et après le don. Au total vous pouvez donner jusqu’à 24 fois par an maximum.
Une fois collecté le plasma est ensuite utilisé soit pour des transfusions, soit pour la fabrication de médicaments dérivés du plasma. Avant d’être transfusé, le plasma est traité sur place pour éliminer les agents infectieux et congelé pour être conservé et transporté. Il est conditionné sous forme de poche de plasma congelée et conservée à -30°C. Une étape de sécurisation indispensable pour écarter les risques. Après décongélation, le plasma en poche est alors transfusé au patient.
Que devient le plasma une fois collecté ?
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© EFS
Pour la fabrication de médicaments le plasma est envoyé au Laboratoire français du fractionnement et des biotechnologies (LFB). Cette entreprise publique met au point des médicaments dérivés du sang. Pour cela il faut isoler, séparer et extraire du plasma les protéines (albumine, anticorps, facteurs de coagulation). Ces dernières ont un intérêt thérapeutique majeur, permettant d’en faire des médicaments. Les médicaments sont administrés par voie injectable. Cela peut se faire par injection sous la peau (sous-cutanée), dans un muscle ou encore dans une veine.
De très nombreux patients sont traités grâce aux médicaments dérivés du plasma : les personnes en réanimation ou en déficit immunitaire, les hémophiles. Parmi eux, ceux atteints de maladies chroniques ont des besoins fréquents : toutes les 5 semaines, voire toutes les 2 ou 3 semaines. Cela concerne notamment les personnes atteintes d’un déficit immunitaire primitif, une maladie génétique rare diagnostiquée durant l’enfance qui nécessite un traitement à base d’immunoglobines, protéine issue du plasma.
Les usages de plasma sont en constante augmentation ces dernières années. Via une campagne nationale d’appel au don de plasma l’EFS veut sensibiliser de nouveaux donneurs et doubler leur nombre d’ici 2028. À plus long terme, renforcer le nombre de donneurs en France permettrait de s’affranchir « d’une dépendance au plasma collecté aux Etats-Unis en contradiction avec l’éthique française du don bénévole. »
L’Assemblée nationale a adopté le 4 juin 2025 une proposition de loi pour favoriser le don de sang. Cette mesure prévoit une autorisation d’absence des salariés qui souhaitent faire un don de sang, plasma ou plaquettes sans entraîner de baisse de rémunération. Très encadré ce dispositif se limite à huit jours d’absence maximum par an. Les salariés devront prévenir leur employeur trois jours ouvrés avant leur don. Le texte doit encore être examiné par le Sénat.
Don de Plasma : Un Geste Simple, Mais Qui Cache Bien des Contradictions
Face à une demande croissante, l’Établissement français du sang (EFS) veut doubler le nombre de donneurs de plasma d’ici 2028, tout en restant dépendant du plasma importé des États-Unis. Étrange paradoxe, non ?
INTRODUCTION
Sauver des vies tout en se prélassant sur son canapé, voilà le nouveau slogan de l’Établissement français du sang (EFS). En effet, l’EFS lance une campagne pour encourager le don de plasma, un geste « simple et accessible » qui promet de s’intégrer facilement dans le quotidien de chacun. Mais derrière cette façade séduisante se cache une réalité bien plus complexe, où l’oisiveté productive prend tout son sens.
Ce qui se passe réellement
Pour donner son plasma, il faut compter entre 1h30 et 1h45 de son temps, le tout sous l’œil bienveillant d’un infirmier armé de matériel stérile. Le plasma, cette partie liquide du sang, est en réalité un trésor thérapeutique, riche en protéines essentielles pour les patients. Mais qui peut donner ? Il suffit d’être en bonne santé, d’avoir entre 18 et 65 ans, et de peser plus de 50 kg. Facile, non ? Sauf que, pour donner, il faut aussi respecter un délai de deux semaines entre chaque don.
Une fois collecté, le plasma est traité pour éliminer les agents infectieux, puis congelé à -30°C. Tout cela pour garantir la sécurité des patients. Mais que devient ce plasma une fois qu’il a quitté le centre de don ? Il est envoyé au Laboratoire français du fractionnement et des biotechnologies (LFB), où il sera transformé en médicaments.
Pourquoi cela dérange
La question qui se pose est : pourquoi l’EFS cherche-t-il à doubler le nombre de donneurs d’ici 2028 ? La réponse est simple : la France reste dépendante du plasma importé des États-Unis, ce qui va à l’encontre de l’éthique du don bénévole. En d’autres termes, l’EFS veut faire croire qu’il s’engage pour la santé publique, tout en continuant à s’approvisionner à l’étranger.
Ce que cela implique concrètement
Cette dépendance pose des questions éthiques et pratiques. En effet, le plasma américain est souvent collecté dans des conditions que l’on pourrait qualifier de douteuses. Pendant ce temps, l’EFS fait appel à la générosité des Français, tout en sachant que la demande ne cessera d’augmenter.
Lecture satirique
Ironiquement, l’EFS nous vend l’idée que donner son plasma est un acte héroïque, alors que la réalité est que la France préfère faire appel à des ressources extérieures. C’est un peu comme si l’on disait à un paysan de cultiver ses légumes tout en achetant des tomates en conserve à l’étranger.
Effet miroir international
Ce paradoxe français n’est pas sans rappeler les dérives autoritaires d’autres pays, où la santé publique est souvent sacrifiée sur l’autel du profit. Aux États-Unis, par exemple, le système de santé est largement privatisé, et les patients doivent souvent se battre pour obtenir des soins. En France, nous avons encore la chance d’avoir un système de santé public, mais à quel prix ?
À quoi s’attendre
Si l’EFS réussit à doubler le nombre de donneurs, cela pourrait signifier une plus grande autonomie pour la France. Mais cela reste à prouver. Pour l’instant, la réalité est que nous continuons à dépendre de l’étranger, tout en nous berçant d’illusions.
Sources
Source : france3-regions.franceinfo.fr

Visuel — Source : france3-regions.franceinfo.fr
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