Les 18 supporters sénégalais condamnés à une peine d’emprisonnement de trois mois à un an pour avoir pris part aux incidents lors de la finale de la CAN-2025 ont vu leurs peines confirmées en appel lundi.

Le parquet de la Cour d’appel de Rabat avait demandé d’alourdir les peines prononcées en première instance contre les 18 accusés. Les supporters, détenus depuis la finale du 18 janvier, étaient poursuivis pour « hooliganisme », accusation incluant des actes de violence notamment contre les forces de l’ordre, dégradation d’équipements sportifs, invasion de la pelouse et jets de projectiles.

« Aucune preuve »

En première instance, neuf d’entre eux avaient été condamnés à un an de prison assorti d’une amende de 5 000 dirhams (environ 460 euros), six autres à six mois et 2.000 dirhams d’amende (180 euros) et les trois derniers à trois mois et à une amende de 1.000 dirhams (90 euros). Un Français d’origine algérienne, jugé quant à lui pour avoir jeté une bouteille d’eau, s’était également vu infliger une peine de trois mois de prison et 1.000 dirhams d’amende. Les prévenus condamnés à trois mois de réclusion sont libérables à partir de samedi prochain.

Devant la cour, les accusés ont clamé leur innocence lundi. Ils ont expliqué – la plupart en wolof traduit en français puis en arabe – qu’ils avaient été contraints de descendre sur la pelouse du stade à cause d’un mouvement de foule ou pour échapper à « des crachats et jets de projectiles », et non pas pour protester contre une décision arbitrale.

Disant « prendre acte » du verdict d’appel, Me Patrick Kabou qui défendait une bonne partie des Sénégalais a estimé que « le parquet n’a pu apporter aucune preuve » de ces accusations.
Le 18 janvier, lors de la finale de la CAN à Rabat, le Sénégal s’était imposé 1-0 au terme d’un match chaotique.

Appel à venir devant le TAS

À la suite d’un pénalty accordé au Maroc dans le temps additionnel de la deuxième mi-temps, juste après un but refusé au Sénégal, des supporters sénégalais avaient tenté d’envahir le terrain et lancé des projectiles vers la pelouse. Après un quart d’heure de confusion, les joueurs rentrés aux vestiaires étaient revenus sur le terrain. L’ailier marocain Brahim Diaz avait manqué son penalty et durant la prolongation, c’est le Sénégal qui s’était imposé grâce à un but de Pape Gueye.

Durant l’audience, l’avocate de la défense Naïma El Guellaf a demandé la diffusion des vidéos des incidents, sur lesquelles s’appuyait l’accusation, pour vérifier si les accusés pouvaient y être identifiés.  Le parquet a réclamé le rejet de cette demande, invoquant le flagrant délit. « Le monde entier a vu ces images désolantes en direct », a-t-il argué.

« Il y a eu des erreurs, les personnes impliquées dans ce qu’il s’est passé se trouvent au Sénégal » et « ne sont pas présentes ici », a affirmé de son côté Me Kabou. Le Sénégal a fait appel fin mars devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) basé à Lausanne (Suisse) de la décision le 17 mars de la Confédération africaine (CAF) d’attribuer sur tapis vert la CAN 2025 au Maroc.

Hooliganisme ou simple mouvement de foule ? La justice marocaine à l’épreuve des supporters sénégalais

18 supporters sénégalais condamnés à des peines de prison pour des incidents lors de la finale de la CAN-2025, mais où est la preuve ?

Dans un monde où les stades se transforment en arènes et où la justice semble parfois jouer à la roulette russe, la Cour d’appel de Rabat a confirmé, lundi, les peines d’emprisonnement allant de trois mois à un an pour 18 supporters sénégalais. Accusés de « hooliganisme », ces fans ont été pris dans un tourbillon d’incidents qui, selon eux, n’étaient rien d’autre qu’un mouvement de foule. Mais qui a vraiment le dernier mot ? La justice ou le bon sens ?

Ce qui se passe réellement

Les supporters, détenus depuis la finale du 18 janvier, ont été poursuivis pour des actes de violence, dégradation d’équipements sportifs, invasion de pelouse et jets de projectiles. En première instance, neuf d’entre eux avaient écopé d’un an de prison et d’une amende de 5 000 dirhams (environ 460 euros). Six autres ont reçu six mois et 2 000 dirhams d’amende, tandis que les trois derniers ont été condamnés à trois mois et 1 000 dirhams (90 euros). Un Français d’origine algérienne, pour avoir jeté une bouteille d’eau, a également été condamné à trois mois de prison.

Devant la cour, les accusés ont clamé leur innocence, expliquant qu’ils avaient été contraints de descendre sur la pelouse pour échapper à des projectiles, et non pour protester contre une décision arbitrale. Me Patrick Kabou, leur avocat, a souligné que « le parquet n’a pu apporter aucune preuve » de ces accusations. Pourtant, la justice marocaine semble avoir tranché sans hésitation.

« Aucune preuve »

La défense a même demandé la diffusion des vidéos des incidents pour prouver l’innocence de ses clients, mais le parquet a rejeté cette demande, arguant que « le monde entier a vu ces images désolantes en direct ». Un raisonnement qui rappelle étrangement les méthodes de certains régimes autoritaires, où la vérité est souvent une question de perception plutôt que de réalité.

Appel à venir devant le TAS

À la suite d’un pénalty accordé au Maroc dans le temps additionnel, des supporters sénégalais avaient tenté d’envahir le terrain, entraînant un chaos qui a fait éclipser le match. Le Sénégal, qui a finalement remporté la rencontre, a depuis fait appel devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) pour contester la décision de la Confédération africaine de football (CAF) d’attribuer la victoire au Maroc sur tapis vert.

Pourquoi cela dérange

Cette affaire soulève des questions sur la justice et la manière dont elle est appliquée. Les peines semblent disproportionnées par rapport aux faits reprochés, et l’absence de preuves tangibles laisse planer un doute sur la légitimité du verdict. Est-ce une manière de faire un exemple ? De montrer qui est le patron ?

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences de cette décision vont bien au-delà des simples peines de prison. Elles touchent à la liberté d’expression et au droit des supporters de vivre leur passion sans crainte de représailles. En condamnant ces supporters, la justice marocaine envoie un message clair : la passion pour le sport peut être punie.

Lecture satirique

Ironiquement, alors que certains pays se battent pour des droits fondamentaux, d’autres semblent se complaire dans des décisions qui rappellent les pires dérives autoritaires. La justice marocaine, en condamnant ces supporters, semble dire : « Qui a besoin de preuves quand on a des juges ? » Une belle façon de tourner en dérision le principe même de la justice.

Effet miroir international

Cette situation n’est pas sans rappeler les dérives de certains régimes autoritaires, où la répression des voix dissidentes est monnaie courante. Que ce soit en Russie, aux États-Unis ou ailleurs, les gouvernements semblent parfois plus préoccupés par leur image que par la vérité. Un parallèle à méditer alors que le monde observe.

À quoi s’attendre

À l’avenir, il est probable que cette affaire continue de faire parler d’elle, tant sur le plan juridique que médiatique. Les supporters sénégalais, tout en étant derrière les barreaux, pourraient bien devenir les visages d’une lutte pour la justice et la liberté d’expression.

Sources

Source : www.lalsace.fr

Maroc. De trois mois à un an ferme : peines confirmées pour 18 supporters sénégalais après la finale de la CAN
Visuel — Source : www.lalsace.fr
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