Ebola : c’est quoi ce virus rare qui peut tuer jusqu’à 50 %, et pourquoi n’existe-t-il toujours pas de vaccin ?

Ebola : c’est quoi ce virus rare qui peut tuer jusqu’à 50 %, et pourquoi n’existe-t-il toujours pas de vaccin ?

Une nouvelle flambée d’Ebola secoue actuellement l’Afrique centrale, touchant particulièrement la République démocratique du Congo (RDC) et l’Ouganda. Les symptômes de cette maladie virale incluent une première phase grippale, suivie de diarrhées sévères, de vomissements, de douleurs thoraciques et d’hémorragies internes et externes. Cette épidémie est liée à une souche rare, le virus Bundibugyo, et a conduit l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à déclarer une urgence sanitaire mondiale.

Apparue pour la première fois en 1976, la maladie d’Ebola est causée par plusieurs virus de la famille des Filoviridae et du genre Orthoebolavirus. Le virus le plus connu, l’Orthoebolavirus zairense, responsable de 31 des 42 épidémies d’Ebola en Afrique, a causé environ 23 000 cas, dont près de 15 000 décès.

L’épidémie actuelle, liée au virus Bundibugyo, pose un problème majeur : il n’existe ni vaccin ni traitement spécifique pour cette souche. Selon le ministre de la Santé congolais, Samuel-Roger Kamba, le taux de létalité peut atteindre 50 % avec ce virus.

Pourquoi ce virus n’a-t-il pas de traitement ni de vaccin ?

Découvert en 2007 lors d’une épidémie en Ouganda, le virus Bundibugyo a bénéficié de moins d’attention et de financement par rapport à son homologue, le virus Zaïre. Bien que deux vaccins préventifs pour le virus Zaïre aient été approuvés, aucun n’est disponible pour le virus Bundibugyo. Les recherches sur ce dernier n’ont été menées que sur des animaux, et plusieurs candidats vaccins sont encore en phase d’essai.

Des études sont en cours pour développer un vaccin universel qui pourrait couvrir plusieurs espèces virales, mais les différences antigéniques entre les souches représentent un défi majeur.

Conséquences

L’absence de traitement et de vaccin pour le virus Bundibugyo rend la situation particulièrement préoccupante et souligne l’importance d’une réponse rapide et efficace pour contrôler cette épidémie.

Source : Futura Sciences.

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