Anne-Cécile Mailfert sur la «panique démographique» : «En faisant moins d’enfants, les femmes font une grève des ventres à bas bruit»

La « panique démographique » : une grève des ventres à bas bruit ?

FAIT PRINCIPAL
Dans son dernier ouvrage, à paraître en librairies le 16 avril, Anne-Cécile Mailfert, présidente de la Fondation des femmes, aborde la question de la baisse démographique sous un prisme féministe. Elle refuse l’instrumentalisation réactionnaire de cette problématique et souligne un « paradoxe patriarcal de la reproduction ».

CONTEXTE FACTUEL
La baisse du taux de natalité en France, qui a atteint 1,83 enfant par femme en 2021, suscite des inquiétudes au sein de certains cercles politiques et sociaux. Cette tendance est souvent interprétée comme une menace pour le modèle économique et social. Mailfert, cependant, propose une autre lecture, mettant en avant les choix des femmes qui, en ayant moins d’enfants, expriment une forme de résistance face à des conditions souvent jugées inadaptées à l’accueil de la vie.

DONNÉES OU STATISTIQUES
Selon les données de l’INSEE, le nombre de naissances en France a chuté de 2,5 % en 2021 par rapport à l’année précédente, atteignant un total de 735 000 naissances. Cette baisse s’inscrit dans un contexte plus large où les femmes, confrontées à des inégalités persistantes, choisissent de retarder ou de limiter leur maternité.

CONSÉQUENCE DIRECTE
Cette dynamique soulève des questions sur les politiques familiales et sociales, et sur la manière dont la société peut mieux soutenir les choix reproductifs des femmes. Mailfert appelle à une réflexion profonde sur les conditions de vie et les attentes placées sur les mères, afin de favoriser un environnement propice à la naissance et à l’éducation des enfants.

Source : Anne-Cécile Mailfert, « Refusant l’instrumentalisation réactionnaire de la baisse démographique », Fondation des femmes.

Source
Partager ici :
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire