Dysmorphie financière : une journaliste de Vox dit avoir trouvé du mieux-être grâce aux dons
La dysmorphie financière désigne des angoisses liées à sa propre situation d’argent, même lorsque la perception qu’on en a ne correspond pas nécessairement à la réalité. Pour la journaliste de Vox Sigal Samuel, faire des dons a contribué à apaiser cette inquiétude. Son expérience, publiée par Courrier international le 2 janvier 2026, ne constitue toutefois pas une solution universelle : elle souligne aussi les limites de la générosité financière. ()
Une inquiétude financière difficile à dissiper
En 2023, près de trois adultes américains sur dix déclaraient éprouver cette forme d’anxiété. La proportion atteignait 41 % chez les milléniaux âgés de 25 à 45 ans, selon les chiffres rapportés par Courrier international. Le terme désigne des craintes concernant ses finances ; il ne correspond pas à un trouble médical reconnu, précise le média en s’appuyant sur le New York Times. ()
Sigal Samuel raconte avoir grandi dans une famille aux revenus modestes. Devenue adulte et disposant d’emplois correctement rémunérés, elle dit être restée anxieuse à l’idée de perdre son argent. C’est dans ce contexte qu’elle a envisagé de donner une partie de ses revenus, une démarche qui l’effrayait d’abord.
Donner, mais sans chercher la méthode parfaite
La journaliste a commencé par de petites sommes, autour de 10 dollars, puis a augmenté progressivement ses dons jusqu’à plusieurs milliers de dollars par an. Elle explique avoir ressenti un profond bien-être en constatant que cet argent pouvait aider d’autres personnes et renforcer son sentiment de lien avec elles. ()
Elle conseille aussi de s’informer sur les associations et sur l’utilisation des fonds versés. Mais vouloir optimiser chaque don a ses limites : comparer des causes différentes, comme la lutte contre le paludisme et l’aide aux personnes souffrant de dépression, ne permet pas toujours de déterminer un choix objectivement supérieur. Ces décisions reposent aussi sur des priorités et des convictions personnelles, rapporte Courrier international. ()
Le récit ne présente donc pas la philanthropie comme un remède garanti. Il met en avant une expérience individuelle : donner a aidé Sigal Samuel à modifier son rapport à l’argent, mais la journaliste rappelle qu’il faut aussi préserver une place pour ses propres besoins et plaisirs. Elle évoque le risque de s’épuiser à vouloir faire de chaque geste une action charitable. ()
La solidarité ne se limite pas aux dons
Pour les personnes réticentes à verser de l’argent, Sigal Samuel cite d’autres formes d’entraide. Elle mentionne notamment la sadaqa, une tradition islamique qui consiste à aider gratuitement son prochain, par exemple en portant ses bagages, ou à lui adresser un compliment. La générosité peut ainsi prendre des formes qui ne passent pas par un don financier. ()
Source : Courrier international – Actualités France et Monde, vidéos, infographies (www.courrierinternational.com)
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