Avant France-Italie, Zidane ne regrette pas son coup de tête et rappelle son attachement à la Juventus
Vingt ans après la finale du Mondial 2006, Zinédine Zidane retrouve l’Italie à l’occasion du France-Italie de Ligue des nations, programmé vendredi 2 octobre au Stade de France. Interrogé sur son exclusion après son coup de tête à Marco Materazzi, le sélectionneur des Bleus dit ne pas regretter son geste, sans en être fier. Il préfère aussi rappeler les années de succès qui l’ont lié au football italien.
Un geste qui reste associé à la finale de 2006
Le 9 juillet 2006, à Berlin, la France et l’Italie sont à égalité (1-1) en prolongation de la finale de la Coupe du monde. Zidane a ouvert le score sur penalty à la 7e minute ; Materazzi a égalisé à la 19e. À la 110e minute, le Français donne un coup de tête à l’Italien et est exclu. La France s’inclinera ensuite aux tirs au but.
À la veille du match de vendredi, les images de l’incident sont revenues dans les questions adressées à Zidane. Il a expliqué qu’elles lui étaient régulièrement rappelées parce qu’elles sont diffusées en boucle. Il dit ne pas être fier de ce qui s’est passé, mais ne pas le regretter non plus : à ses yeux, ce geste fait partie de son parcours, qui ne se résume pas à cet épisode.
La Juventus, un autre chapitre de son histoire italienne
Avant cette finale, l’Italie avait aussi été le théâtre de grandes victoires pour Zidane : la France avait éliminé la Squadra Azzurra en quart de finale du Mondial 1998, puis l’avait battue en finale de l’Euro 2000. Le lien s’est prolongé en club, avec cinq saisons à la Juventus Turin, de 1996 à 2001. Le milieu de terrain y a remporté deux titres de champion d’Italie. Il a également reçu le Ballon d’Or en 1998.
Zidane estime que son passage à la Juve a compté dans son affirmation au plus haut niveau. En Italie, sa réputation reste forte, selon les journalistes Claudio Palmieri et Giulia Zonca, cités par franceinfo. Ils décrivent un joueur respecté et considéré comme une figure majeure de la Serie A. Pour Zonca, sa légende dépasse même le souvenir du coup de tête.
Claudio Palmieri avance que cet épisode a pu contribuer à renforcer l’image de Zidane auprès du public italien, en raison de son caractère spectaculaire et de la provocation qui l’a précédé. Il évoque aussi la possibilité que l’incident ait joué un rôle psychologique dans la victoire italienne, sans présenter cette interprétation comme une certitude.
Une fin de carrière qui a nourri son retour chez les Bleus
Zidane a également confié que la fin de sa carrière internationale en 2006 avait été difficile. À l’époque, il ne savait pas qu’il deviendrait entraîneur et pensait que son histoire avec l’équipe de France s’achevait là. Il affirme aujourd’hui vouloir s’investir pleinement dans son rôle de sélectionneur. Le France-Italie au Stade de France marque ainsi des retrouvailles à la fois sportives et personnelles avec un pays qui a contribué à sa carrière.
Source : franceinfo – Les Titres (www.franceinfo.fr)
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