Douaniers de l’Oise : défenseurs des frontières ou complices du trafic à l’A1 ?
Le fait principal
Les douaniers de l’Oise, fraîchement installés dans leurs nouveaux locaux à Senlis, se préparent à intensifier la lutte contre le trafic de stupéfiants et de tabac. Un investissement de 3 millions d’euros a été consenti pour sécuriser cette brigade, qui se veut la plus grande du département.
Ce qui s’est passé
Lors d’une cérémonie inaugurale le 25 septembre 2026, Florian Colas, directeur général des douanes, a mis en avant l’importance stratégique de ce nouveau site. Le préfet de l’Oise, Jean-Marie Caillaud, et d’autres personnalités politiques, dont la députée Véronique Ludmann et la maire Pascale Mathiault, étaient également présents. Au total, 36 agents seront basés dans un bâtiment de haute sécurité, conçu pour faire face aux menaces des organisations criminelles.
Le contexte
La brigade de Senlis, qui a déjà réalisé des saisies notables, se concentre sur des axes routiers majeurs comme l’A1 et l’A16. En 2025, elle a saisi 18 tonnes de produits illicites. Cette initiative s’inscrit dans un contexte où les trafics évoluent rapidement, rendant les missions douanières d’autant plus cruciales.
Les chiffres à retenir
- 3 millions d’euros : coût de l’investissement pour les nouveaux locaux.
- 36 agents : effectif de la brigade de Senlis.
- 18 tonnes : produits saisis en 2025.
- 206 kilos : produits stupéfiants saisis en 2026, dont 50 kg de kétamine et 93 kg de cocaïne.
Ce que cela révèle
Cette inauguration donne l’impression d’une réponse musclée face à un fléau grandissant. Cependant, alors que le RN et d’autres partis de droite prônent des solutions simplistes, la réalité est bien plus complexe. Les chiffres, bien qu’impressionnants, cachent une lutte incessante contre des trafics de plus en plus sophistiqués. Le discours politique sur la sécurité semble souvent déconnecté des véritables enjeux auxquels font face les agents sur le terrain.
Ce qu’il faut retenir
La nouvelle brigade douanière de Senlis représente un effort significatif pour contrer le trafic de stupéfiants. Toutefois, le fossé entre les promesses politiques et la réalité du terrain souligne l’urgence d’une approche plus nuancée et informée face à la criminalité organisée.
Source : Adrien Deschepper, Actu Oise, 26 septembre 2026
