Dissolution d’un groupe d’ultradroite : d’autres suivront
La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a annoncé ce mercredi 4 mars la dissolution du groupe d’ultradroite connu sous le nom de « Bloc montpelliérain », lors d’un conseil des ministres. Cette décision a été motivée par des « appels à la violence, à la haine et à la discrimination ».
Cette dissolution ne sera pas isolée. Maud Bregeon a précisé que « trois autres dissolutions de groupuscules violents d’ultragauche comme d’ultra-droite feront suite ». Parmi ces groupes, le mouvement d’ultra-droite « Patria albiges », basé à Albi, est particulièrement visé. Depuis l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence en 2017, 25 groupes de la « mouvance ultra » ont été dissous, dont 20 d’ultra droite et 5 d’ultra gauche.
En outre, le gouvernement a engagé des procédures pour dissoudre cinq émanations locales de la Jeune Garde, un mouvement d’ultragauche dissous. Ces actions font suite à la mort du militant d’extrême droite radicale Quentin Deranque, dont plusieurs suspects sont liés à la Jeune Garde. Lors d’une réunion le 24 février, Emmanuel Macron a discuté avec les ministres de l’Intérieur et de la Justice des groupes d’action violente ayant des liens avec des partis politiques.
Actuellement, les services de renseignement suivent un peu plus de 5 000 personnes issues de « toutes les mouvances ultra confondues », avec une prévalence plus marquée de la constellation d’ultra droite par rapport à celle d’ultra gauche.
Source : HuffPost.





