
Ces carrosseries automobiles qui disparaissent de nos routes
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Monospaces, berlines tricorps, cabriolets, sportives… Certaines silhouettes automobiles autrefois incontournables disparaissent peu à peu du marché français, balayées par la montée des SUV. Mais derrière cette évolution se cachent aussi des choix de mode, de fiscalité et d’industrie.
Le monospace, roi déchu des familles
C’est le destin de l’automobile : changer de formes, de styles et d’usages. Il y a dix ou quinze ans, la star des familles s’appelait Renault Scénic, Renault Espace, Citroën Picasso ou Opel Zafira. Le monospace avait tout pour plaire : beaucoup d’espace à bord, une excellente visibilité, des sièges modulables et une vraie facilité d’usage au quotidien. Cependant, cette silhouette a presque disparu, remplacée par les SUV.
Le paradoxe, c’est que beaucoup de SUV offrent moins d’espace intérieur qu’un monospace équivalent, tout en étant souvent plus chers. Ils ont gagné la bataille de l’image, devenant plus hauts et plus valorisants aux yeux des consommateurs. En conséquence, le monospace a quasiment disparu, tandis que le SUV représente désormais plus de 50 % des ventes de voitures neuves.
Les grandes berlines s’effacent à leur tour
Les berlines classiques, notamment les tricorps avec coffre séparé, connaissent le même sort. Pendant des décennies, elles ont dominé le marché : Peugeot 406, Renault Laguna, Ford Mondeo… Mais les acheteurs se sont détournés de ces silhouettes au profit des SUV, appréciés pour leur position de conduite plus haute et leur image moderne. Audi a récemment annoncé la fin de l’A8, un symbole fort pour une catégorie longtemps associée au haut de gamme.
Les citadines et compactes à hayon résistent
Les modèles à hayon, comme les Renault Clio, Peugeot 208 ou BMW Série 1, continuent de bien résister. Petites ou compactes, elles restent adaptées aux usages urbains et périurbains. Cette catégorie représente encore environ 41 % des immatriculations. Leur secret tient à leur polyvalence : elles sont plus accessibles, plus faciles à garer et moins coûteuses à l’usage.
Cabriolets et sportives au bord de l’extinction
D’autres carrosseries sont encore plus menacées : les sportives et les cabriolets. Entre les normes de sécurité, les contraintes d’émissions et la fiscalité qui frappe les véhicules puissants, ces modèles sont devenus rarissimes sur le marché du neuf. Depuis le début de l’année, ils ne représentent presque plus rien dans les immatriculations de voitures neuves en France.
Le break, dernier résistant
Il reste une silhouette qui résiste encore : le break. Bon an mal an, il conserve environ 5 % des immatriculations. C’est peu, mais cela montre qu’une clientèle lui reste fidèle. Le break est pourtant l’un des compromis les plus intelligents du marché, offrant une grande praticité familiale tout en conservant la tenue de route d’une berline. Cependant, son avenir est fragile face à la montée des SUV.
L’automobile change de silhouette. Mais une chose est sûre : en gagnant du style, elle a parfois perdu en rationalité.
Source : Article de presse automobile.






