Disparition d’Alain Costes, figure emblématique de la recherche et du monde économique qui a marqué Toulouse

Disparition d’Alain Costes, figure emblématique de la recherche et du monde économique

Le monde universitaire et entrepreneurial toulousain est en deuil après le décès d’Alain Costes, survenu le 28 avril à l’âge de 87 ans. Ancien directeur du Laboratoire d’analyse et d’architecture des systèmes (LAAS) et du ministère de la Recherche, il laisse un héritage considérable.

Alain Costes a marqué l’histoire de la recherche française en occupant des postes de premier plan. Formé à l’ENSEEIHT, il a été chercheur au CNRS et a dirigé le LAAS durant douze ans. Il a également exercé en tant que directeur de la technologie au ministère de la Recherche et a présidé l’Institut national polytechnique (INP) Toulouse.

Jean Arlat, chercheur toulousain ayant travaillé à ses côtés, décrit Costes comme « humain, attachant, généreux et volontaire », un ardent défenseur de son laboratoire. Son engagement ne se limitait pas aux laboratoires, puisqu’il était également un acteur clé de la vie économique régionale. Élu à la chambre de commerce et d’industrie, il siégeait comme administrateur d’Actia et était consul honoraire du Brésil à Toulouse, en plus de présider le conseil scientifique de la fondation InNaBioSanté. Il a cofondé la société Mapping Consulting, alliant savoir scientifique et applications industrielles.

Promoteur du Salon international de l’innovation et de la prospective (Sitef), il a soutenu la création du salon ICS et a été un fervent défenseur des avancées dans les nanotechnologies. Alain Costes a été élevé au rang de commandeur de la Légion d’honneur et des Palmes Académiques.

Reconnu pour ses qualités humaines et son humour, il restera dans les mémoires comme un bâtisseur infatigable. Son parcours illustre l’excellence toulousaine et son dévouement au progrès technologique, notamment par sa participation à la création du Groupe de travail « Dependable Computing and Fault Tolerance » au sein de l’International Federation for Information Processing (IFIP). C’est également grâce à lui que le Commissariat à l’énergie atomique (CEA Tech) s’est installé à Labège.

À ses proches, La Dépêche du Midi exprime sa plus profonde sympathie.

Source : La Dépêche du Midi

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