Deux injections par an et 99,9 % d’efficacité : ce traitement peut-il enfin mettre fin au VIH ?

Deux injections par an et 99,9 % d’efficacité : ce traitement peut-il enfin mettre fin au VIH ?

La FDA américaine a récemment approuvé un traitement préventif innovant contre le VIH, le lénacapavir, commercialisé sous le nom de Yeztugo. Ce médicament promet une administration biannuelle avec une efficacité proche de 100 %.

Actuellement, plus de 39 millions de personnes vivent avec le VIH dans le monde. En 2023, le nombre de nouvelles infections a atteint 1,3 million, un chiffre qui dépasse de trois fois l’objectif mondial de moins de 370 000 nouvelles infections d’ici 2025.

Le lénacapavir pourrait transformer la lutte contre le VIH, à condition qu’il soit accessible aux populations les plus vulnérables. Ce traitement s’ajoute à d’autres méthodes de prévention existantes, telles que le préservatif et la prophylaxie pré-exposition (PrEP), qui, bien qu’efficaces, présentent des limites en termes d’observance et de stigmatisation.

Des essais cliniques ont démontré que ce traitement était particulièrement efficace. Dans une étude menée en Afrique subsaharienne, aucune des 2 134 femmes ayant reçu le lénacapavir n’a été infectée. De même, parmi les 2 179 hommes et personnes transgenres participant à un autre essai, seules deux infections ont été détectées.

Cette avancée a été saluée par des experts, qui la considèrent comme une découverte scientifique majeure. La revue Science a même désigné cette innovation comme la découverte scientifique de l’année 2024.

Cependant, la question du coût demeure cruciale. Une étude publiée dans The Lancet HIV estime que le lénacapavir générique pourrait être produit pour un coût variant entre 35 et 46 dollars par personne et par an. Si la demande est suffisamment élevée, ce coût pourrait descendre à 25 dollars par an, rendant le traitement comparable, voire moins cher, que les options de PrEP actuelles.

Gilead Sciences a déjà signé des accords pour produire des versions génériques dans 120 pays à revenu faible ou intermédiaire. Néanmoins, la disponibilité de ces versions pourrait prendre du temps. L’enjeu est donc de garantir que cette avancée scientifique soit accessible à tous, et pas seulement à ceux qui peuvent se le permettre.

Source : Futura-Sciences

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