
Deux Australiennes inculpées pour détention d’une esclave en Syrie
Les autorités australiennes ont arrêté deux femmes, Kawsar Ahmad, 53 ans, et sa fille Zeinab, 31 ans, à leur arrivée à l’aéroport international de Melbourne, après près de dix ans passés en Syrie. Elles sont accusées de « crimes contre l’humanité » pour avoir délibérément détenu une esclave à leur domicile alors qu’elles vivaient sous le régime du groupe État islamique (EI). Selon la police fédérale australienne, Kawsar Ahmad aurait également été complice de l’achat d’une esclave pour 10 000 dollars américains.
Une troisième femme, Janai Safar, 32 ans, a été arrêtée à l’aéroport de Sydney, où elle est arrivée avec son fils. Elle est inculpée pour avoir rejoint une organisation terroriste et pénétré dans une zone restreinte, ayant rejoint son mari, membre de l’EI, en 2015. Son avocat a souligné que la mère et son fils, âgé de neuf ans, avaient vécu dans des conditions extrêmement difficiles dans des camps de réfugiés.
En tout, quatre femmes et neuf enfants ont regagné l’Australie depuis la Syrie. La quatrième femme du groupe n’a pas été arrêtée.
Cette affaire, surnommée « épouses de l’EI », suscite de vives réactions en Australie. Le Premier ministre Anthony Albanese a affirmé qu’il n’avait « aucune sympathie » pour les inculpées, tout en exprimant sa compassion pour les enfants impliqués. Le président de la Commission australienne des droits humains a appelé le gouvernement à faciliter le retour de 34 femmes et enfants australiens toujours détenus dans le camp de Roj.
L’Australie, comme d’autres pays occidentaux, continue de débattre du sort de ses citoyens restés bloqués en Syrie après la chute du groupe État islamique.
Source : Police fédérale australienne






