Désinformation en santé : l’Inserm aide les élèves à vérifier les informations en ligne
Les collégiens et les lycéens rencontrent des conseils et des affirmations sur la santé sur les réseaux sociaux, les plateformes vidéo et les moteurs de recherche. Pour les aider à les examiner avec méthode, l’Inserm propose aux équipes éducatives un atelier destiné aux élèves de la 4ᵉ à la terminale. Le kit, publié en septembre 2026, vise à transmettre des repères de vérification, et non à apprendre aux jeunes une liste figée de sources à croire ou à écarter.
Un atelier modulable pour les élèves
Le module « Fake news en santé » peut être animé en une ou deux heures. Il comprend un guide d’animation, un diaporama et des fiches à utiliser avec les élèves. La séance courte aborde notamment la désinformation et la manière dont se construit une connaissance scientifique. Dans le format long, les participants mènent en groupe une activité de vérification à partir d’affirmations inspirées de contenus diffusés en ligne.
L’atelier est conçu pour les enseignants et les professionnels de l’éducation. Il ne remplace ni un cours de sciences ni l’avis d’un professionnel de santé : son objectif est d’aider les jeunes à mieux évaluer les messages auxquels ils sont exposés.
Des réflexes plutôt qu’une liste de « bonnes » sources
Une information peut sembler convaincante sans être solidement étayée : elle peut s’appuyer sur une expérience personnelle, une étude isolée ou une personne dont l’expertise ne porte pas sur le sujet. Le kit invite donc à examiner l’affirmation elle-même : qui la diffuse, sur quelles preuves elle repose et si d’autres sources fiables la confirment.
Un repère central consiste à ne pas mettre toutes les preuves sur le même plan. Une étude unique ne suffit pas nécessairement à établir une conclusion ; il faut aussi regarder comment elle a été menée et si ses résultats concordent avec ceux d’autres travaux. Ce raisonnement s’applique aux sujets de santé qui circulent en ligne, qu’il s’agisse de sommeil, d’alimentation, de médicaments ou de vaccins, sans présumer qu’une publication ou une vidéo est forcément fausse.
Une initiative qui s’inscrit dans la durée
Le kit prolonge Canal Détox, dispositif lancé par l’Inserm en 2018 pour examiner des affirmations de santé à la lumière des connaissances scientifiques. Selon le bilan publié par l’Institut, 24 articles Canal Détox ont été diffusés en 2025, totalisant 1,1 million de visites et 2,2 millions de pages vues. Ces chiffres décrivent la fréquentation des contenus ; ils ne ment pas, à eux seuls, leur effet sur les croyances ou les comportements du public.
Ce que le kit peut — et ne peut pas — apporter
Apprendre à vérifier une information peut aider à prendre du recul avant de la partager ou d’agir sur sa base. Mais un atelier ne garantit pas qu’un élève saura reconnaître chaque contenu trompeur, et l’annonce de sa mise à disposition ne constitue pas une évaluation de son efficacité. Face à une question personnelle de santé ou à une décision concernant un traitement, un contenu en ligne ne remplace pas l’échange avec un professionnel de santé.
La page officielle de l’Inserm présente le contenu du kit et ses modalités d’accès pour les équipes éducatives.
Source : Salle de presse de l'Inserm
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