
Les fermes du Bonheur : un refuge pour les animaux maltraités en Bourgogne
La Ferme de Patrick est l’une des quatre exploitations partenaires des Troupeaux du Bonheur en Bourgogne. Ces établissements-refuges accueillent des animaux de ferme victimes de maltraitance, saisis par les autorités, pour leur offrir un cadre bienveillant. En France, les 45 fermes partenaires adossées à l’association OABA (Œuvre d’Assistance aux Bêtes d’Abattoir) hébergent actuellement plus de 600 animaux rescapés.
Depuis plus de 60 ans, l’OABA lutte contre la maltraitance animale des animaux de ferme destinés à l’alimentation humaine, de l’élevage à l’abattoir. Cette lutte prend la forme d’un réseau de fermes partenaires qui accueillent chaque année de nombreux animaux maltraités. En Bourgogne, la Ferme de Patrick a ouvert ses portes en 2012 et abrite actuellement une trentaine d’animaux, dont une douzaine d’équidés et une vingtaine de bovins, qui y passent le reste de leurs jours sans exploitation, reproduction ni abattage.
Ces refuges sont souvent les premières à se porter volontaires pour accueillir des animaux saisis dans des fermes accusées de négligence. Patrick, le responsable de la ferme, souligne que ces animaux sont souvent des « victimes collatérales » d’un système en détresse. Il préfère garder un profil bas pour éviter des complications liées à la récupération d’animaux par leurs anciens propriétaires.
L’agriculteur, passionné par son métier, fait face à de nombreux défis, tels que la paperasse administrative, les dettes financières et les contrôles inopinés, qui peuvent mener des éleveurs à des situations désespérées. Une fois remis sur pied, la plupart des animaux sont réintégrés dans le circuit de production, tandis que Patrick conserve un ou deux animaux pour constituer son « Troupeau du Bonheur ».
Sur une centaine d’hectares, les animaux vivent une retraite paisible, bien qu’ils soient souvent marqués par des traumatismes passés. Patrick est le seul à pouvoir les approcher sans les effrayer. Les animaux, bien qu’habitués à lui, développent une peur des étrangers, conséquence de leurs expériences traumatisantes.
À noter que l’OABA, association caritative à but non lucratif, prend en charge les soins vétérinaires et la nourriture des animaux, financés exclusivement par les dons. L’association vise à défendre les animaux d’élevage contre toute forme de souffrance évitable.
Aujourd’hui, plus de 600 pensionnaires, incluant des poules, cochons, chèvres, moutons et canards, vivent dans les 45 fermes du Bonheur en France.
Source : OABA (Œuvre d’Assistance aux Bêtes d’Abattoir)




