«C’est un honneur mais je ne vais pas écrire Dr Odermatt sur ma boîte aux lettres»: pourquoi le monde académique distribue des doctorats à des athlètes

C’est un honneur mais je ne vais pas écrire Dr Odermatt sur ma boîte aux lettres : pourquoi le monde académique distribue des doctorats à des athlètes

Marco Odermatt, skieur alpin suisse, a récemment reçu un doctorat honoris causa de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Ce titre, qu’il qualifie de surprenant, a été décerné pour ses accomplissements sportifs et son implication dans le développement de son matériel en collaboration avec l’EPFL. Lors de la cérémonie, Odermatt a plaisanté en affirmant qu’il ne savait même pas qu’une telle distinction existait.

Le monde académique a parfois recours à cette pratique pour honorer des personnalités qui, bien que n’ayant pas suivi de parcours académique traditionnel, ont apporté des contributions significatives dans leur domaine. Dans le cas d’Odermatt, il a été reconnu non seulement comme un athlète exceptionnel, mais également comme une figure influente dans le ski alpin mondial.

Cette tendance à décerner des doctorats honoris causa à des athlètes reflète une valorisation croissante des compétences et des connaissances pratiques, qui ne se limitent pas aux seuls diplômes académiques. Les athlètes de haut niveau, par leur détermination et leur succès, inspirent souvent des recherches et des innovations, notamment dans le domaine du sport et de la technologie.

Cependant, certains dans le milieu académique expriment des réserves face à cette pratique. Ils soulignent que le titre de docteur honoris causa devrait être réservé à ceux qui ont réalisé des travaux de recherche substantiels. Ce débat soulève des questions sur la définition et la valeur de l’excellence dans le monde moderne.

En conclusion, le cas de Marco Odermatt illustre la manière dont le monde académique et sportif peuvent interagir, tout en soulevant des interrogations sur la pertinence des distinctions honorifiques dans des contextes non académiques.

Source : Le Temps

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