Des chercheurs du MIT cartographient les risques météorologiques extrêmes et développent des outils d’intervention.
Les chercheurs du MIT cartographient les risques liés aux conditions météorologiques extrêmes
Les températures en hausse alimentent des événements météorologiques extrêmes, tels que des inondations catastrophiques, des ouragans et cyclones sévères, ainsi que des incendies de forêt exacerbés par la sécheresse. Toutefois, les outils utilisés par les communautés locales, les agences de sécurité publique et les marchés d’assurance n’ont pas évolué au même rythme que les données et modélisations actuelles pour prédire avec précision l’évolution de ces événements.
Cette problématique a été identifiée comme l’un des cinq domaines de recherche sélectionnés dans le cadre des Climate Grand Challenges du MIT en 2022, une initiative visant à accélérer les solutions basées sur la science face aux problèmes climatiques. Ce domaine, intitulé « Préparation à un nouveau monde de conditions météorologiques et climatiques extrêmes », se concentre sur des outils d’évaluation des vulnérabilités d’un lieu face aux inondations, cyclones, vagues de chaleur humide et autres événements liés au climat.
Quatre ans plus tard, les collaborations entre plus de 40 chercheurs et étudiants sur les projets liés aux extrêmes climatiques ont abouti à 29 publications de recherche ainsi qu’à des outils numériques et ensembles de données déjà utilisés ou proches de leur déploiement. Ces projets touchent à la prévision, l’évaluation des risques, la planification sur le terrain et l’infrastructure résiliente.
Evelyn Wang, vice-présidente du MIT pour l’énergie et le climat, déclare : « Les communautés aux États-Unis et dans le monde entier sont déjà confrontées aux conséquences des conditions météorologiques extrêmes. Grâce aux Climate Grand Challenges, une équipe interdisciplinaire du MIT fait progresser la science, les technologies et les stratégies pratiques nécessaires pour aider les communautés à anticiper ces risques et à renforcer leur résilience. »
Paul O’Gorman, professeur des sciences de la Terre et des planètes au MIT, travaille à affiner la science derrière les prévisions des événements météorologiques extrêmes. Il étudie notamment la relation entre les événements de pluie extrême et le réchauffement climatique. Son équipe a découvert que les changements d’humidité relative jouent un rôle significatif, ce qui n’a pas été suffisamment pris en compte jusqu’à présent.
Kerry Emanuel, professeur de sciences atmosphériques, s’efforce d’améliorer l’estimation des risques d’ouragans extrêmes et de tempêtes convectives sévères. Bien que des méthodes aient été développées pour modéliser les ouragans, les tempêtes convectives, qui ont causé plus de pertes humaines et de dégâts que les ouragans au cours de la dernière décennie, nécessitent encore des avancées.
Parallèlement, Miho Mazereeuw, professeur associé au département d’architecture du MIT, traduit les informations issues des modélisations scientifiques en outils pour les planificateurs sur le terrain. Des outils interactifs ont été mis au point pour aider à planifier les impacts tels que les inondations.
Enfin, Michael Howland, professeur associé, analyse l’impact des conditions météorologiques extrêmes sur les infrastructures énergétiques. Son équipe examine comment optimiser l’emplacement et la taille des nouvelles infrastructures énergétiques, notamment en intégrant la production d’énergie renouvelable.
Les travaux en cours visent à fournir des informations concrètes aux planificateurs et régulateurs des réseaux électriques, afin d’adapter les infrastructures aux défis posés par le changement climatique.
Source : MIT News
