
Un SMS envoyé par erreur au mari plutôt qu’à l’amant : un acte manqué qui fait basculer une vie.
Dans son troisième roman, Au risque de se perdre (Éditions Le Lion Z’Ailé), Monique Coant-Blond examine la dissolution d’un couple à travers le prisme d’une passion dévorante. L’œuvre se distingue par une construction en miroir, opposant la quête de réinvention d’Agathe à la vulnérabilité d’Hugo.
L’écriture fluide de l’autrice, associée à une analyse sociologique approfondie, offre une réflexion sur la perte de soi. Dans une interview, Coant-Blond évoque le titre du roman, qui suggère à la fois fragilité et courage. Elle décrit Hugo, au début du récit, comme un personnage réticent au risque, mais qui, face à l’épreuve, se lance dans une passion amoureuse, révélant ainsi une détermination insoupçonnée.
La Bretagne, choisie comme cadre narratif, devient un personnage à part entière. Coant-Blond s’inspire de son expérience personnelle lors de la tempête Ciarán, soulignant la beauté sombre de sa région natale et son écho avec les tempêtes intérieures des personnages.
L’autrice aborde également la complexité de ses personnages, notamment Jocelyn, qui se révèle être le plus profond et complexe. Le récit évolue d’une simple histoire d’adultère vers une exploration plus sombre et introspective, incitant le lecteur à s’interroger sur ses propres choix.
À travers cette œuvre, Coant-Blond souhaite transmettre que les échecs et les blessures peuvent enrichir notre compréhension de nous-mêmes. Elle participera à plusieurs événements littéraires, dont le salon Etonnants Voyageurs à Saint-Malo les 23 et 24 mai, et des rencontres à Paris et en Bretagne.
Au risque de se perdre est disponible en version numérique et papier.
Source : Interview de Monique Coant-Blond.


