
Défendre les droits des peuples palestiniens et libanais au sein de l’UE
Dans une lettre ouverte adressée à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et aux ministres des Affaires étrangères des États membres de l’Union européenne, des organisations humanitaires et de défense des droits humains ont appelé à des actions concrètes pour faire face à l’escalade des violations des droits humains en Palestine et au Liban. Les signataires demandent notamment la suspension de l’accord d’association entre l’UE et Israël, ainsi que l’interdiction du commerce avec les colonies israéliennes illégales et la suspension des transferts d’armes vers Israël.
Table des matières
Contexte factuel
La lettre souligne que les autorités israéliennes continuent de mener des politiques d’annexion illégales, aggravant ainsi la situation humanitaire des populations palestiniennes et libanaises. En juin 2025, l’UE avait déjà constaté des violations de l’article 2 de l’accord d’association qui stipule le respect des droits humains comme un élément essentiel. Récemment, la Knesset israélienne a adopté une loi élargissant la peine de mort, ciblant principalement la population palestinienne, ce qui a été qualifié de violation des droits à la vie et à un procès équitable.
Données ou statistiques
Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), les forces israéliennes et les colons ont tué 34 Palestiniens, dont sept enfants, et blessé 771 autres, dont 97 enfants, en mars 2026. De plus, plus de 9 560 Palestiniens sont actuellement détenus par Israël, dont la moitié sans inculpation ni procès. Depuis le début de l’année 2026, environ 1 700 Palestiniens ont été déplacés, un chiffre qui dépasse le total de l’année précédente. En Cisjordanie, les violences perpétrées par les colons ont entraîné le déplacement de 38 communautés entières.
Conséquence directe
Cette inaction de l’UE face aux violations des droits humains pourrait renforcer le sentiment d’impunité chez les autorités israéliennes, aggravant ainsi les souffrances des populations concernées. Les signataires de la lettre exhortent l’UE à agir conformément aux obligations juridiques internationales, pour garantir la protection des droits des peuples palestinien et libanais.
Source : Lettre ouverte signée par la LDH et d’autres organisations humanitaires, Paris, le 6 mai 2026.





