
L’Indonésie envisage d’interdire l’e-commerce aux moins de 16 ans
Le gouvernement indonésien a annoncé son intention d’interdire l’accès aux plateformes de commerce en ligne pour les jeunes de moins de 16 ans. Meutya Hafid, ministre des Communications et du Numérique, a exprimé que permettre aux enfants de naviguer seuls sur ces plateformes sans régulation est comparable à « laisser des parents jouer aux échecs contre un grand maître », soulignant ainsi la nécessité de protéger les jeunes utilisateurs des escroqueries en ligne.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’une interdiction plus large des réseaux sociaux, déjà en vigueur depuis mars, visant à protéger environ 70 millions d’enfants indonésiens des dangers tels que la pornographie en ligne, le cyberharcèlement et l’addiction à Internet. Les plateformes concernées par cette interdiction incluent YouTube, TikTok, Facebook, Instagram, Threads, X, Bigo Live et Roblox.
L’Indonésie suit la tendance observée dans d’autres pays, comme l’Australie, qui ont renforcé les restrictions d’âge sur les réseaux sociaux pour protéger les jeunes des contenus nuisibles. Plus de la moitié des 45 millions d’utilisateurs indonésiens de Roblox sont des enfants de moins de 16 ans, selon les autorités.
Les obligations de conformité s’étendent également aux sites de vente en ligne. Le non-respect de cette interdiction, qui sera mise en œuvre progressivement, pourrait entraîner des amendes ou des suspensions de services pour les contrevenants.
Au niveau international, des mesures similaires commencent à émerger. Le parlement turc a récemment adopté une loi interdisant l’accès aux réseaux sociaux pour les enfants de moins de 15 ans, et plusieurs pays européens, dont la Norvège, la France et l’Espagne, envisagent des restrictions analogues.
Cette initiative indonésienne souligne la responsabilité croissante des plateformes numériques dans la régulation de l’accès des adolescents, avec des conséquences potentielles pour celles qui ne respecteraient pas ces nouvelles règles.
Source : Meutya Hafid, ministre des Communications et du Numérique





