
Du soutien scolaire aux messages à caractère sexuel : en Essonne, un professeur incarcéré après trois plaintes de victimes
Un professeur particulier de 32 ans, originaire du Val-de-Marne, a été arrêté la semaine dernière pour des faits présumés de « corruption et tentative de corruption de mineurs de plus de 15 ans ». Il proposait des cours à 32 € de l’heure, vantant un « accompagnement de soutien complet (…) avec un objectif : la prise d’autonomie », selon sa page de présentation toujours accessible en ligne. Il a été placé en détention provisoire en attendant son jugement.
L’affaire a éclaté dans le département voisin de l’Essonne, suite au dépôt de trois plaintes émanant de parents alertés par leurs enfants. Les adolescents, âgés de 16 et 17 ans, résidant à Morsang-sur-Orge et Viry-Chatillon, ont rapporté des faits troublants. Le professeur avait d’abord contacté les mineurs via les réseaux sociaux, leur proposant un accompagnement scolaire associé à des conseils sportifs, ciblant notamment des jeunes licenciés en club.
Des échanges de messages ont rapidement suivi, durant lesquels le professeur a formulé des demandes à caractère sexuel, poussant les adolescents à alerter leurs parents, qui ont fourni des captures d’écran comme preuve.
Les policiers du commissariat de Juvisy-sur-Orge ont alors ouvert une enquête. Avec l’accumulation des plaintes et des éléments incriminants, une décision a été prise d’interpeller le suspect à son domicile à Créteil. Les enquêteurs ont saisi son téléphone et son ordinateur lors de cette opération.
En garde à vue, le trentenaire a reconnu avoir eu des contacts avec les victimes, tout en niant fermement les accusations. Son comportement agité a conduit à des tensions avec les agents, mais il a été conduit au tribunal judiciaire d’Évry-Courcouronnes, où son placement en détention provisoire a été ordonné. Le jugement est attendu dans les semaines à venir.
Cette affaire rappelle d’autres cas similaires, notamment celui d’un professeur de sciences à Viry-Chatillon, jugé en 2021 pour corruption de mineur, qui avait finalement été relaxé en plaidant des « discussions amicales », tout en admettant que ces échanges n’auraient pas dû avoir lieu.
Source : Le Parisien





