
Michel Bassompierre, le sculpteur des animaux, est décédé à l’âge de 78 ans
Cet artiste nantais souhaitait rendre l’art accessible à tous et alerter sur la fragilité du vivant. Victime d’un malaise suivi d’une chute, il était tombé dans un profond coma.
« La sculpture, c’est avant tout l’expression de l’animal et l’animal c’est la liberté, la beauté de la vie », déclarait Michel Bassompierre. Spécialisé dans la représentation du monde sauvage, l’artiste est décédé le 20 avril à Nantes, selon un communiqué de sa famille. « Une chute sur la tête après un malaise l’a plongé dans un profond coma dont il ne pouvait sortir », ont précisé ses proches.
Sa famille a également rappelé que ses sculptures avaient été exposées dans divers lieux emblématiques, tels que Paris, au Jardin des Plantes et sur le boulevard Haussmann, ainsi qu’à New York, sur Park Avenue, à La Mamounia à Marrakech, et au musée océanographique de Monaco.
Les œuvres de Michel Bassompierre, qu’il s’agisse d’ours, de gorilles, d’éléphants, de chevaux ou de pandas, se distinguent par leurs formes rondes et épurées, évoquant le style du sculpteur François Pompon. Il a été récompensé par de nombreuses distinctions, dont le prix François Pompon en 2017 et la médaille d’Or du Salon des Artistes Français en 1998. En 2025, il a été nommé Officier de l’ordre des Arts et des Lettres et vient d’être fait Chevalier de la Légion d’honneur en 2026.
Michel Bassompierre a souvent exprimé son attachement au monde animal, déclarant : « Le monde sauvage, le frère animal, m’a toujours attiré, là où il n’y a pas d’humains. Peut-être parce que je suis une bête sauvage sans le savoir. » Ses expositions étaient souvent accompagnées de conférences avec des scientifiques et des ONG, visant à sensibiliser le public aux menaces pesant sur la faune.
La réalisatrice Fabienne Rio a retracé son parcours dans le documentaire Bassompierre, l’esprit animal, diffusé en novembre 2025 sur France 3 Pays de la Loire. Le film montre que l’artiste, surnommé « le dernier ours des marais de Goulaine », a toujours préféré travailler loin des circuits artistiques traditionnels, dans la tranquillité de son atelier.
Né en mars 1948 d’une mère artiste et d’un père géologue, Michel Bassompierre a grandi à Paris et a découvert le monde animal au Museum national d’histoire naturelle et au zoo de Vincennes. Il a déménagé en Normandie à l’adolescence et a été formé aux Beaux-Arts de Rouen.
Un musée en hommage à son travail devrait ouvrir ses portes en 2028 à Vertou, près de Nantes, où il a vécu. Sa dernière exposition a eu lieu dans la commune de Loire-Atlantique pendant l’hiver 2024-2025.
Source : Franceinfo





