
Le fonds d’investissement britannique CVC Capital Partners envisage une offre de 9 milliards d’euros pour privatiser Nexi, le spécialiste italien des paiements. Cette initiative survient après une baisse de 65 % du cours de l’action de Nexi au cours des quatre dernières années. (fr.investing.com)
CVC avait déjà tenté d’acquérir Nexi en 2015 et en 2023, sans succès. Cette nouvelle proposition soulève des questions politiques sensibles concernant le contrôle de l’infrastructure financière italienne. Selon les règles italiennes de « golden power », le gouvernement dispose du droit de bloquer les acquisitions étrangères d’entités jugées stratégiques. CVC a indiqué qu’elle ne soumettrait pas d’offre formelle sans le soutien du gouvernement italien. (thepaypers.com)
Les principaux actionnaires de Nexi sont Hellman & Friedman, détenant 22,2 % du capital, et la Cassa Depositi e Prestiti (CDP), avec 19,1 %. La position de la CDP est cruciale, car elle semble préférer accompagner la croissance de Nexi en tant qu’entité cotée, plutôt que de soutenir un retrait de la cote. (zonebourse.com)
Cette proposition intervient dans un contexte où le gouvernement italien, sous la direction de Giorgia Meloni, est particulièrement attentif aux questions de souveraineté économique, notamment en ce qui concerne les infrastructures financières du pays. (latribune.fr)
Les discussions sont encore à un stade préliminaire et pourraient ne pas aboutir. Toutefois, elles illustrent l’intérêt croissant pour les infrastructures européennes, en particulier dans le secteur des paiements, et les défis associés aux acquisitions transfrontalières dans ce domaine sensible.





