Toulouse : Jean-Luc Moudenc qualifie LFI de « poison mortel » après sa réélection
À Toulouse, le maire sortant, sans étiquette mais soutenu par la droite et Renaissance, a été réélu lors du second tour des élections municipales, devançant le candidat insoumis François Piquemal. Jean-Luc Moudenc, 65 ans, a remporté le scrutin du 22 mars 2026 avec 54 % des voix, malgré une forte mobilisation de la gauche au premier tour.
Au premier tour, les listes de gauche avaient totalisé plus de 52 % des suffrages, atteignant même 54 % avec l’extrême gauche. Cependant, au second tour, la participation a augmenté, passant de 56 % à 62 % dans la ville rose, permettant à Moudenc de s’imposer largement.
Dans ses déclarations, le maire réélu a souligné l’impact négatif de la candidature de François Piquemal, militant de La France Insoumise (LFI), sur l’électorat. « Le mélenchonisme, ce n’est pas une famille politique de la gauche parmi d’autres. C’est une rupture avec la République. LFI, c’est un poison mortel et dangereux », a-t-il déclaré, évoquant un « réflexe de protection démocratique » des électeurs face à cette formation.
Lundi matin, lors d’une interview sur ICI Occitanie, Moudenc a précisé : « François Piquemal a essayé de se présenter comme le chef de l’Union de la gauche, mais ce n’est pas l’union de la gauche, c’est la gauche avec l’extrême gauche. » Il a également critiqué son adversaire pour sa communication jugée démagogique et ses promesses, affirmant qu’il n’aurait pas pu financer les engagements qu’il avait pris.
L’union de la gauche, qui semblait prometteuse, a révélé des fractures, plusieurs colistiers du Parti Socialiste refusant de soutenir cette alliance. Cela a sans doute contribué à l’absence de nombreux électeurs de gauche au second tour.
Cette défaite a suscité frustration et déception parmi les partisans de LFI. Une sympathisante a exprimé son sentiment : « Je suis juste triste, c’est ma ville et j’aurais espéré mieux pour elle dans les années à venir. » Un autre a ajouté que le Parti Socialiste avait trahi ses valeurs et que cela pourrait nuire à l’avenir de Toulouse.
Jean-Luc Moudenc entamera ainsi son troisième mandat en tant que maire de Toulouse, face à un paysage politique marqué par des tensions croissantes entre les différentes formations de gauche.
Source : Franceinfo



